RTBFPasser au contenu
Rechercher

Basket NBA

Champion NBA en titre et à deux matches de l'élimination : comment expliquer la saison ratée des Lakers ?

Lebron James, joueur de Lakers.
19 mai 2021 à 08:00Temps de lecture3 min
Par Antoine Hick

L'univers NBA est un monde à part, où la vérité d'un jour est rarement celle de son lendemain et où ça peut parfois aller très vite. Demandez plutôt aux Lakers ce qu'ils en pensent. Champions en titre et favoris auto-proclamés à leur propre succession, les Angelinos ont vécu une saison 2020-2021 plus que compliquée.

Alors que les play-offs commencent ce weekend, ils sont même à deux matches d'une éventuelle (mais encore hypothétique) élimination. Comment en sont-ils arrivés là ? Tentative de décryptage.


Replaçons d'abord tout dans son contexte. Si on ose dire que les Lakers sont proches d'une élimination c'est parce que leur 7e place, péniblement arrachée en saison régulière, ne leur permet pas encore d'être qualifiés pour les play-offs.

La faute au fameux "Play-In", ce nouveau format instauré par la NBA en ces temps de Covid. Ce Play-In veut que le 7e de chaque conférence (en l'occurence les Lakers à l'Ouest) affronte le 8e (les dangereux Warriors de Stephen Curry). Le vainqueur de ce duel, disputé en une manche (!), est qualifié pour les play-offs et finit 7e. Le perdant devra se coltiner un nouveau match (en une manche toujours) contre le vainqueur d'une confrontation entre le 9e et le 10e. Celui qui remporte ce match-là est qualifié en tant que 8e. Vous suivez toujours ? 

Laker à l'ouvrage...

Pour résumer, Los Angeles n'est donc pas encore totalement au bord du gouffre. Un simple succès contre Golden State les propulserait directement en play-offs. Simple, basique.

Mais au final, rien que de voir cette armada collective empêtrée dans une lutte pour arracher les derniers strapontins en play-offs, est un fameux aveu de faiblesse. Et la preuve qu'un champion ne peut jamais se reposer sur ses acquis.

Et pourtant, en début de saison, tous les observateurs accordaient leurs violons pour dire que les Lakers pouvaient légitimement viser un doublé. L'ossature autour du binôme d'extra-terrestres Lebron James-Anthony Davis était quasiment intacte et les dirigeants angelinos avaient mis les petits plats dans les grands pour encore mieux entourer ce binôme de choc. Montrezl Harrell, 6e homme de l'année en titre, et Dennis Schroeder, vrai pétard ambulant aux guiboles de feu, donnaient à cette équipe californienne des allures de rouleau compresseur presque inarrêtable.

... mais chez certains Laker n'y est plus

Oui mais voilà, en basket la vérité d'un jour est rarement celle son lendemain, on l'a dit. Un soir de mars, Lebron James se tord méchamment la cheville et doit quitter le terrain en grimaçant. Et dans le sillage de son omnipotent leader qui montre des premiers signes de faiblesse, c'est l'ensemble du château de cartes californien qui s'écroule.

Surtout que son binôme, Anthony Davis, est lui aussi un habitué des passages à l'infirmerie. Aussi talentueux que fragile, UniBrow ne dispute que 36 des 72 matches de saison régulière. Lebron James doit lui se contenter de 45 rencontres. 

Et alors que son monstre à deux têtes traîne la jambe, Los Angeles patine. Confortablement installés au chaud dans le Top 4 de leur conférence, les Lakers glissent dangereusement au gré des défaites et des matches ratés.

Le départ de Rajon Rondo se fait ressentir dans les moments chauds, Kyle Kuzma, pourtant appelé à reprendre le flambeau au scoring, peine à convaincre dans ce rôle ingrat de leader de subsitut, Marc Gasol sent désespérément le poids des années s'abattre sur lui, et les nouveaux arrivants Schroeder et Harrell n'ont pas l'impact escompté. Au final, seuls le besogneux Alex Caruso et l'intriguant sophomore (2e année) Talen Horton-Tucker parviennent à convaincre. Même l'arrivée en cours de saison de l'All-Star André Drummond ne change pas la physionomie d'une saison bien difficile.

Lentement mais sûrement, on sent donc que la mayonnaise, qui avait fait la force de cette équipe ultra-soudée la saison dernière, ne prend pas et tourne au vinaigre. A Los Angeles, les visages se ferment et les sourires se font de plus en plus rares.

La sentence tombe finalement en fin de saison régulière. À force de glisser au classement, les Lakers ne parviennent plus à déloger les Mavs ni les Blazers des 5e et 6e places et doivent donc se contenter de la 7e, qui les envoie en...play-in.

Et même si le tandem Davis-James est de retour sur les parquets et que Los Angeles a retrouvé un peu de sa superbe (4 victoires consécutives pour clore la saison), les Lakers sont dos au mur et pointés du doigt par de nombreux observateurs pour leur saison en deçà des attentes.

Revanchard, Lebron James a déjà expliqué qu'il voulait désormais emmener ses Lakers au sommet pour devenir la 1e équipe championne de l'histoire en ayant terminé à la 7e place. Et quand le King parle, ses paroles sont généralement accompagnés d'actes immédiats.

 

 

 

Loading...

Articles recommandés pour vous