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Sous couverture

Cet été, lisez du belge : 15 romans pour voir la vie en noir jaune rouge !

29 juin 2022 à 07:00Temps de lecture2 min
Par Sous Couverture - Thierry Bellefroid

Après deux ans de vacances sabordées par la pandémie, les réservations explosent tous azimuts, surtout vers la France. Mais quelle que soit votre destination - et même si vous restez en Belgique - glissez du roman belge dans vos valises. La moisson de ce printemps s’est avérée d’une incroyable qualité !

Celles et ceux qui ont besoin d’un bon polar au bord de la piscine ne devront pas forcément aller le chercher chez les Franck Thilliez ou les Michel Bussi, en tête des ventes en cette période. Le dernier roman de Paul Colize, Un Monde merveilleux, est de loin son meilleur.

Dans ce road-trip, on a à la fois l’impression qu’il ne se passe presque rien et un irrésistible besoin de tourner la page pour en savoir plus. Du grand art !

Mais n’oublions pas la reine du suspense familial, Barbara Abel. Dans Les Fêlures, elle offre une histoire parfaitement menée de bout en bout, s’offrant le luxe de rebondir à mi-parcours et de créer un nouveau suspense quand on croit avoir résolu l’histoire. 

Les grandes signatures belges sont aussi au rendez-vous. Et avec bonheur. Plusieurs Prix Rossel ont publié récemment d’excellents livres : Ariane Le Fort (Quand les gens dorment), Isabelle Spaak (Des Monts et Merveilles), Jean-Luc Outers (Hôtel de guerre), Caroline Lamarche (La Fin des abeilles), Patrick Declerck (Sniper en Arizona), Michel Lambert (Le Ciel me regardait), Jean-Philippe Toussaint (le très court : L’Instant précis où Monet entre dans l’atelier), en font partie.

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Deux autres, qui ont figuré parmi les finalistes du Rossel sans pour autant remporter la récompense la plus convoitée des lettres belges, proposent un excellent livre. Il y a d’une part ce roman sociologique et d’une grand justesse : Maison Miroir, d’Aliénor Debrocq.

Et d’autre part, le formidable exercice d’écriture sous forme de nouvelles parfois ultra-courtes dont raffole Étienne Verhasselt : Après l’Éternité (Le Tripode).

Moins connus, mais tout aussi passionnants, quelques pistes de livres à ne pas rater. Victoire de Changy, tout d’abord (Subvenir aux miracles). Elle intègre la collection dédiée aux collections du musée des Confluences de Lyon. Au départ d’une robe de mariée lumineuse qu’elle a choisie sur place, elle propose un très bel essai sur l’écriture et le vêtement.

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Je citerais aussi Luc Dellisse, récemment entré à l’Académie royale, qui nous propose dans une langue magnifique quelques moments choisis de sa vie d’écrivain-scénariste, mais surtout de sa vie d’homme (Une vie d’éclairs) Et pour terminer, deux très beaux premiers romans.

Elle s’appelait Lucia (Grasset), de Pierre André, mérite votre attention, ne fût-ce que pour la qualité de son écriture et de ses descriptions. L’auteur y narre les tribulations d’un homme tombé fou amoureux d’une jeune femme qu’il va poursuivre jusqu’en Andalousie. Et puis Au-delà des ombres, de Sophie Kester, une vraie-fausse romance qui débouche sur un roman à tiroirs interrogeant le mensonge et la haute finance.

Bonnes vacances belges !

Thierry Bellefroid

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