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Monde Asie

Cessez-le-feu entre le Kirghizstan et le Tadjikistan après des affrontements mortels

Power outage in Kyrgyzstan
28 janv. 2022 à 08:281 min
Par Belga

Le Kirghizstan et le Tadjikistan sont parvenus vendredi à un cessez-le-feu après une nouvelle flambée de violences à la frontière entre ces deux pays d'Asie centrale, au cours desquels deux Tadjiks ont été tués et dix autres blessés.

Ces affrontements sont les plus meurtriers depuis des combats au printemps 2021 qui avaient fait des dizaines de morts. Les tensions sont fréquentes, notamment pour des questions territoriales et d'accès à l'eau, entre ces deux ex-républiques soviétiques très pauvres.

"Dans le cadre du conflit frontalier, 10 personnes ont été blessées du côté tadjik, six militaires et quatre civils" et "deux citoyens de la République du Tadjikistan" ont été tués, a déclaré le Comité de sécurité nationale de ce pays.

Les deux morts sont un homme "tué par un obus de mortier tiré par des soldats kirghizes dans sa cour" et un ambulancier.

L'agence de presse privée tadjike Asia-Plus a pour sa part fait état de 17 Tadjiks blessés.

Le ministère de la Santé du Kirghizstan a de son côté indiqué qu'au moins 11 Kirghizes ont été blessés.

Après ces combats jeudi soir entre garde-frontières des deux pays dans une zone sensible, le Kirghizstan et le Tadjikistan ont annoncé vendredi matin être parvenus à un cessez-le-feu.

un cessez-le-feu complet

Le Comité de sécurité nationale du Kirghizistan a précisé qu'un accord a été trouvé pour "un cessez-le-feu complet" avec le Tadjikistan, lors d'une réunion à la frontière entre gouverneurs provinciaux et services frontaliers.

Les deux pays voisins ont convenu de retirer leurs troupes, de coordonner les patrouilles à la frontière et d'assurer la circulation sur une route stratégique.

Le président kirghiz Sadyr Japarov a assuré sur Facebook que le conflit sera résolu "pacifiquement, via des négociations", appelant "ne pas croire les fausses informations" qui visent à "l'escalade de la situation".

Le Tajikistan, pays autoritaire et fermé, a confirmé l'accord. "La situation à la frontière est stable, les causes et les facteurs du conflit frontalier sont examinés par une commission conjointe réunissant les structures compétentes des deux parties", a indiqué le Comité de sécurité nationale tadjik dans un communiqué.

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