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Ces trois espèces se sont éteintes en 2017

Ces trois espèces se sont éteintes en 2017
27 déc. 2017 à 11:51 - mise à jour 27 déc. 2017 à 11:513 min
Par X.L.

Le nombre d'espèces animales et végétales menacées a atteint un nouveau record en 2017, indique mercredi le WWF dans son bilan annuel. La liste rouge mondiale des espèces menacées de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) inventorie 25.800 espèces animales et végétales menacées. Le nouveau record négatif enregistré en 2017 concerne près de 30% de toutes les espèces examinées, note le WWF.

 

 

Ces trois espèces se sont éteintes en 2017

Trois espèces de reptiles ont disparu à l'état sauvage 

Le gecko Lepidodactylus listeri, et deux autres espèces de lézards, le scinque à queue bleue (Cryptoblepharus egeriae) et le scinque de Christmas Island (Emoia nativitatis) ont été déclassés de la catégorie d'espèces "en danger critique" à celle de d'espèces "éteintes à l'état sauvage" de la liste rouge de l'UICN et même dans la catégorie "espèce éteinte" pour l'"emoia nativatis", qu'on pourrait traduire par le  scinque de Noël, mais qui désigne en fait son île d'origine: Christmas Island, une île australienne, dont sont originaires ces trois espèces.

D’une façon générale, les populations des reptiles de l’île Christmas ont subi un déclin rapide depuis les années 1970, signale l'UICN. La raison de leur déclin n’est pas entièrement élucidée, mais la prédation par le serpent Lycodon capucinus, introduit dans l’île au milieu des années 1980, peut être l’un des motifs. L’introduction d’une maladie nouvelle et les modifications de l’écologie de l’île suite à l’introduction de la Fourmi folle jaune (Anoplolepis gracilipes) ont peut-être aggravé la pression sur ces espèces.

Le programme d’élevage en captivité mis en place pour Emoia nativitatis a échoué en 2013 et l’espèce, qui était "en danger critique", est maintenant déclarée "éteinte". Les populations de Lepidodactylus listeri et de Cryptoblepharus egeriae élevées en captivité sont maintenant bien implantées, mais les deux espèces ont été déclarées Éteintes à l’état sauvage.

D’après les évaluations de la Liste rouge, les populations d’espèces endémiques insulaires sont particulièrement vulnérables en raison du petit nombre de leurs effectifs, de leur diversité génétique limitée, du manque d’immunité à des maladies nouvelles et de leur naïveté face aux prédateurs introduits.

Le possum menacé par le changement climatique

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Le réchauffement climatique et la sécheresse croissante en Australie ont causé un très fort déclin du Possum à queue en anneau (Pseudocheirus occidentalis), qui passe de la catégorie "vulnérable" à "En danger critique", en raison d’une baisse de plus de 80% de sa population pendant les dix dernières années.

Le possum, autrefois très répandu dans les forêts d’Eucalyptus gomphocephala et d’Agonis flexuosa, est maintenant confiné à des habitats côtiers fragmentés. Les tentatives de réinstallation de l’espèce dans le Parc de conservation de Lane-Poole, près de 100 km au sud de Perth, ont échoué à cause de la qualité médiocre de la nourriture pour cette espèce de possum, due à une sécheresse croissante. En effet, l’espèce a besoin d’aliments d’une certaine qualité, notamment de feuilles de Agonis flexuosa, en raison de son appareil digestif particulier.

Des espèces de dauphins et marsouins d'Asie menacés par la pêche non durable

Ces trois espèces se sont éteintes en 2017

Le Dauphin de l’Irrawaddy (Orcaella brevirostris) et le Marsouin aptère (Neophocaena asiaeorientalissont en déclin; ils passent du statut "vulnérable" à "En danger". Les effectifs du dauphin de l’Irrawaddy ont diminué de moitié depuis 60 ans, et ceux du marsouin aptère depuis 45 ans.

Les deux espèces vivent en eaux côtières peu profondes, et leurs populations ne se trouvent que dans des milieux d’eau douce, ce qui les rend extrêmement vulnérables aux activités humaines. La cause principale de leur déclin est l’emmêlement dans des engins de pêche non sélectifs. La destruction des habitats et la surpêche de leurs proies contribuent aussi à la diminution des effectifs.

Ces trois espèces se sont éteintes en 2017

A l'inverse, deux espèces de kiwis en danger sont maintenant classés dans la catégorie "Vulnérable" dans la nouvelle mise à jour de la Liste rouge.

Les deux espèces étaient menacées par la destruction de leurs habitats et la prédation par des mammifères introduits, comme les chats sauvages et les hermines. Le Kiwi de Mantell est aussi menacé par les furets et les chiens.

Les actions de conservation entreprises par le gouvernement et les collectivités ont été axées sur la lutte contre les prédateurs, et la collecte et l’incubation des œufs pour les relâcher ensuite dans la nature. Les effectifs du Kiwi d’Okarito sont passés de 160 individus en 1995 à 400 – 450 environ aujourd’hui.

On estime que les populations du Kiwi de Mantell s’accroissent dans l’ensemble de plus de 2% par an, malgré la poursuite du déclin des populations non gérées.

Le reclassement des kiwis fait partie d’une évaluation plus large des oiseaux de Nouvelle-Zélande, qui met en lumière le déclin de beaucoup d’espèces endémiques, souvent en raison de l’introduction d’espèces envahissantes.

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