RTBFPasser au contenu

Patrimoine

Ce masque funéraire précolombien en or a été peint avec…du sang humain

Ce masque funéraire précolombien en or a été peint avec…du sang humain

En analysant un masque funéraire de la culture Sicàn, des scientifiques ont fait une découverte macabre. La peinture utilisée pour décorer l’objet en or, vieux de 1000 ans, est un mélange de blanc d’œuf… et de sang humain.

L’article publié dans le Journal of Proteome Research, explique que le masque rehaussé de peinture rouge a été passé au spectromètre afin de connaître sa composition. Les analyses ont révélé que l’enduis contient du sang humain mélangé à de l’ovalbumine qui provient de blancs d’œufs. L’espèce de l’oiseau pondeur n’est pas identifiée, car les protéines sont trop abîmées, même si on penche pour le canard musqué.

C’était au départ pour déterminer comment le pigment composé de cinabre, un minerai rouge écarlate, tenait à l’artefact en or que l’étude a été menée. Le sang et le blanc d’œuf servent donc de liant à la peinture

Loading...

Le masque provient d’une tombe trouvée dans les années 1990 dans le nord du Pérou. Un homme de la haute société y a été inhumé, avec deux femmes installées en position de sage-femme, et deux enfants. Il portait le masque, mais sa tête était détachée de son corps.

La culture Sicàn, aussi appelée Lambayeque, a fleuri entre 750 et 1375 après JC, dans les reliefs péruviens. Il s’agit d’une civilisation antérieure aux Incas, qui a prospéré grâce à la pêche et au commerce. Beaucoup de traces archéologiques en ont été trouvées depuis les années 1970, notamment des pièces d’orfèvrerie faites d’or et de pierres précieuses qui compte aujourd’hui parmi les trésors du Pérou. La plupart ont été découvertes dans les tombes, à l’instar du masque qui nous intéresse.

On suppose que l’utilisation de cette peinture au sang, symbole de force vitale, associée à la position des corps, à quelque chose à voir avec les croyances en la renaissance des défunts.

Loading...

Articles recommandés pour vous