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Belgique

Caterpillar: le gouvernement wallon se tourne vers l'avenir

Le ministre wallon de l'Economie Jean-Claude Marcourt
28 févr. 2013 à 15:00 - mise à jour 28 févr. 2013 à 16:121 min
Par Belga News

"Aujourd'hui, c'est tout le Hainaut qui est giflé par cette nouvelle", a commenté le ministre-président Rudy Demotte.

"C'est un coup de massue", a renchéri le vice-président Ecolo de l'exécutif, Jean-Marc Nollet, originaire de la région de Charleroi. "Je vis très mal cette nouvelle. Comme ministre mais d'abord comme Carolo. C'est la plus grande entreprise de la région qui décide de se séparer de plus de 1000 personnes. Comme d'autres, je connais beaucoup de monde là-bas. Comme ceux du coin, j'ai en tête ces bulldozers, ces pelleteuses jaunes et noires que je croise tous les jours".

Au cours de sa réunion, le gouvernement a évoqué l'annonce du licenciement et les moyens qui doivent être mis en oeuvre en vue d'une reconversion. Aucune décision n'a encore été prise. La marge de manoeuvre de l'exécutif à l'égard du groupe américain demeure toutefois réduite, la Région wallonne ne détenant aucune part dans le capital de l'entreprise.

"Nous ne pouvons pas décider à la place de Caterpillar mais notre responsabilité est encouragée par rapport à la reconversion", a expliqué Rudy Demotte.

Le cabinet du ministre de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, a déjà eu des contacts avec la direction de l'entreprise. Le ministre de l'Emploi, André Antoine, a fait de même afin d'examiner "toutes les possibilités d'éviter cette issue dramatique et, si elle devait se confirmer, en amortir le choc social". Vendredi, à 7h30, le comité de développement stratégique de Charleroi, qui rassemble les forces vives de la région, se réunira.

La politique d'austérité préconisée par les instances européennes et son absence de politique industrielle n'ont pas manqué d'être mises en cause. "Nous sommes dans la crise la plus importante que nous ayons connue en temps de paix depuis 1929 et il faut absolument soutenir la croissance économique chez nous", a fait remarquer Jean-Claude Marcourt.

"Le FMI lui-même dit que l'on a sous-estimé les effets de la politique d'austérité", a-t-il ajouté, en s'étonnant qu'il était encore des personnalités politiques en Belgique pour la défendre.


Belga

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