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Caterpillar Gosselies: les syndicats perplexes sur les nouveaux chiffres de la direction

Caterpillar Gosselies: les syndicats perplexes sur les nouveaux chiffres de la direction
06 oct. 2016 à 07:51 - mise à jour 06 oct. 2016 à 12:402 min
Par Luciano Arcangeli

Deux responsables financiers du groupe Caterpillar ont participé ce jeudi matin à la troisième rencontre prévue dans le cadre de la phase d'information et de consultation de la procédure Renault.

A la sortie de cette réunion, les syndicats se sont dits perplexes devant les nouveaux chiffres qui leur ont été communiqués.

"A nos yeux, certains chiffres sont manquants", a indiqué Cathy Verhaeghe, déléguée principale Setca. Selon cette dernière, les deux responsables financiers ont justifié l'absence de certaines données par le caractère confidentiel de celles-ci. Des éléments supplémentaires devraient toutefois être apportés aux syndicats lors du prochain conseil d'entreprise extraordinaire, programmé le 19 octobre.

Les informations communiquées ce jeudi matin aux syndicats concernent notamment le "poids" de la fermeture du site de Gosselies dans l'effort global de réduction des capacités du groupe.

D'après les syndicats, qui se basent sur les chiffres fournis par le groupe, fermer le site carolo conduit à une réduction de 3% des capacités de production du groupe et à une diminution des coûts de l'ordre de 100 millions de dollars. "Paradoxalement, améliorer la compétitivité sur le site de Gosselies depuis 2013 a été préjudiciable à ses travailleurs", a affirmé Cathy Verhaeghe.

Au-delà, selon les syndicats, les données communiquées par le groupe ne leur permettent toujours pas de comprendre pourquoi le site de Gosselies a été choisi parmi ceux qui devront fermer. "Je crois que les chiffres qui nous sont fournis ne nous permettront pas de le comprendre. C'est une décision d'orientation stratégique, rien de plus", a affirmé Emmanuel Chemello, le permanent de la CSC.

Des sanctions "européennes" pour les licenciements collectifs injustifiés ?

Les licenciements annoncés chez Caterpillar, à Gosselies, et chez Alstom, à Belfort (en France), ont mobilisé les Eurodéputés. Ils demandent à la Commission, et plus spécifiquement à la Commissaire aux Affaires sociales Marianne Thyssen de vérifier avec les partenaires sociaux si la législation sur les licenciements collectifs doit être revue. Ils suggèrent aussi des mesures, comme par exemple des sanctions financières.

Les entreprises qui licencieraient pour augmenter leurs profits pourraient ainsi être privées d'accès aux programmes européens ou devoir rembourser des aides publiques.

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