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"Casse du siècle" sur le tarmac de Zaventem en 2013: Marc Bertoldi condamné à 5 ans pour sa participation au braquage

Dimitri De Beco, avocat de l'accusé.
27 juin 2019 à 09:15 - mise à jour 27 juin 2019 à 09:16Temps de lecture2 min
Par Patrick Michalle avec Mélanie Joris

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a condamné, jeudi matin, le Français Marc Bertoldi à une peine de 5 ans de prison. Il est reconnu coauteur du vol de diamants commis le 18 février 2013 sur le tarmac de l’aéroport de Bruxelles National. En acceptant dès le départ d’écouler les diamants, il a permis la réalisation du vol. Il est donc condamné à 5 ans d’emprisonnement et 6000€ d’amende. Mais aussi à la confiscation de la somme de 37,9 millions d’euros (l’équivalent du butin). Il a un mois pour interjeter appel.

 

L’homme niait avoir pris part à ce vol à main armée, mais ne contestait pas avoir recelé des bijoux provenant du vol. Le procureur avait réclamé une peine de 8 ans d’emprisonnement. Marc Bartoldi étant considéré comme l’organisateur du 'casse du siècle'. La valeur du butin dont la plus grande partie n’a pas été retrouvée est évaluée à 37,9 millions d’euros.

Les auteurs du vol très bien renseignés

Un vol organisé de manière professionnelle par une équipe de huit individus armés et masqués. Ils avaient pénétré le tarmac de Brussels Airport pour s’approcher d’un avion de la compagnie aérienne Swiss. Ils s’étaient alors emparés de 121 colis contenant des diamants, lingots d’or et pierres précieuses.

Le 13 mai 2013, près de deux mois après le "casse du siècle", une partie des diamants, d’une valeur d’environ 5 millions d’euros, avait été découverte dans la cave de la villa du dénommé Pascal Pont, un ami de Marc Bertoldi, à Champel en Suisse.

Marc Bartoldi n’avait pas contesté être entré en possession des diamants, mais il a nié avoir participé au braquage.

Les complices présumés de Marc Bartoldi ont tous été acquittés faute de preuve.

Des problèmes de procédure judiciaire entre la France et la Belgique

La justice française avait dans un premier temps refusé d’extrader Bartoldi. La justice belge avait alors décidé de juger malgré tout ses complices présumés en ordonnant de disjoindre le cas de Bartoldi. Son avocat Me De Beco, avait alors expliqué cette situation par le fait qu’il n’y a pas de convention signée entre la Belgique et la France qui prévoit le prêt d’un détenu entre les 2 pays.

Un premier procès s’est donc tenu en l’absence du principal suspect ce qui a objectivement servi la défense des autres prévenus. Leurs avocats ont mis en évidence les nombreuses zones d’ombre de l’enquête. Et faute de réponses satisfaisantes du côté de l’accusation, le tribunal a acquitté les sept prévenus.