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Casemiro à Manchester United : ces 5 autres trentenaires qui ont coûté plus de 40 millions d’euros

Casemiro à Manchester United : ces 5 autres trentenaires qui ont coûté plus de 40 millions d’euros

© RTBF avec Belga

La rumeur a enflé au fil des heures au point de devenir officielle 24 heures plus tard : à 30 ans, et après près de dix ans au Real Madrid, Casemiro se lance un nouveau challenge en signant à Manchester United. Des Mancuniens qui n’ont pas hésité à faire exploser leur tirelire en déboursant près de 60 millions d’euros (+ 10 millions de bonus éventuels) pour le métronome brésilien. De quoi faire de l’ancien Madrilène l’un des trentenaires les plus chers de l’histoire du football. Et, calculs faits, ils ne sont finalement pas tant que ça à avoir coûté plus de 40 millions une fois la trentaine passée. Florilège.

1. Le pilier : Cristiano Ronaldo (33 ans en 2018) : du Real Madrid à la Juventus pour près de 115 millions

Cristiano Ronaldo à la Juventus.
Cristiano Ronaldo à la Juventus. © Tous droits réservés

Vous allez le voir par la suite, ce classement regorge d’anomalies. Heureusement, le pilier Cristiano Ronaldo trône en tête du cortège et donne un zeste de prestance et de prestige à cet essaim de trentenaires bling-bling. En 2018, c’est après avoir tout gagné au Real Madrid que le Portugais décide de larguer les amarres en direction de la Juventus.

Pour lui, un nouveau challenge et la découverte d’un nouveau championnat, pour la Juventus l’occasion d’ajouter une superstar en pleine force de l’âge à son effectif. A 33 ans, Cristiano Ronaldo déboule donc en Serie A avec la ferme intention de poursuivre le chantier entamé en Liga depuis quasi dix ans.

Et même s’il n’a plus ses cannes d’antan chez la Vieille Dame, CR7 reste un ovni. En quatre saisons avec la Juve, il finira une fois meilleur joueur du championnat, une fois meilleur buteur et remportera deux titres. Il devient également le 1e joueur de l’histoire à planter au moins 50 buts en Premier League, en Serie A et en Liga.

Et si les 115 millions déboursés par la Juve peuvent paraître démesurés, ils sont sans doute très peu à Turin à regretter ce choix. Même si, trois ans plus tard, Ronaldo a filé à l’anglaise pour retrouver son amour de jeunesse, Manchester United.

2. L’échange mystère : Miralem Pjanic (30 ans en 2020) : de la Juventus au Barça pour 60 millions

Miralem Pjanic à Barcelone.
Miralem Pjanic à Barcelone. © AFP or licensors

Drôle d’accord que celui officialisé par le Barça et la Juventus en 2020. Certains l’ont oublié, d’autres volontairement rayé de leur mémoire (on comprend pourquoi) mais Blaugrana et Bianconeri s’étaient alors mis d’accord autour d’un échange facturé à coup de millions : l’énigme Arthur Melo avait alors rejoint Turin contre 72 millions d’euros alors que le trentenaire Miralem Pjanic ralliait la Catalogne contre 60 millions d’euros.

Et si, aujourd’hui, le moindre transfert se monnaie bien plus cher qu’avant, avec le recul, on se demande quand même quelle mouche a bien pu piquer les deux clubs. Entendons-nous bien, Pjanic reste un génie du jeu, un meneur à la vision et à la vista bien au-dessus de la moyenne. Mais au moment où le Barça lui fait les yeux doux, à l’aube de l’été 2020, on sent que le Bosnien est tout doucement en perte de vitesse et que son influence, dans le jeu de la Juventus, est moins prégnante qu’avant.

Confirmation dans la foulée au Barça où il ne trouve jamais réellement sa place sur l’échiquier d’un Ronald Koeman bien hésitant. Tantôt utilisé en 8, tantôt en tant que milieu défensif, tantôt relégué sur le banc, Pjanic oscille tel un pendule et ne trouve pas ses marques. En tout, il disputera 30 matches cette saison-là. Son bilan ? 0 but, 0 assist. Et si son rôle, tout au long de sa carrière n’a jamais vraiment été d’alimenter ses stats personnelles, notons malgré tout que cette feuille blanche peut interroger.

Prêté au Besiktas après une petite saison, il fustigera assez rapidement le traitement qu’il a subi en Catalogne. Il ira même jusqu’à dire que Ronald Koeman lui a "manqué de respect". Alors, Pjanic était-il mal utilisé ou en perte de vitesse chez les Blaugrana ? Probablement un peu des deux. Reste qu’il a fêté son retour à Barcelone cet été… sans vraiment rentrer dans les plans de Xavi. Cela fait quand même cher les 60 millions…

3. Le goleador pour oublier la crise : Robert Lewandowski (33 ans en 2022) : du Bayern au Barça pour 45 millions

Robert Lewandowski à Barcelone.
Robert Lewandowski à Barcelone. © AFP or licensors

"Ma petite entreprise ne connaît pas la crise."

Alain Bashung ne croyait probablement pas si bien dire quand il a entonné son célèbre refrain en 1994. En pleine crise existentielle, financière et sportive il y a quelques mois à peine, le Barça a effectivement envoyé valser ses soucis financiers l’espace d’un été pour renforcer un noyau que beaucoup jugeaient insuffisamment talentueux. Illustration d’une entreprise qui ne connaît pas la crise. Ou qui fonce tête baissée vers un futur tumultueux, c’est selon…

Guest-star de ce mercato XXL, Robert Lewandowski. A 33 ans et après avoir tout gagné avec le Bayern, le sniper polonais pose donc ses valises en Catalogne pour découvrir un 3e championnat dans sa carrière. Sur papier, la mayonnaise a tout pour prendre. Malgré ce cap de la trentaine assez largement dépassé, Lewa reste une formidable machine à marquer et incarne finalement… tout ce qu’il manquait au Barça actuel. Un sens du but, un talent pour se placer dans la surface et une finition exceptionnelle.

Difficile donc (sur le fond) de critiquer les 45 millions déboursés par les Catalans pour attirer le Polonais. Reste désormais à voir si Lewandowski parviendra à s’adapter à ce nouveau championnat et à cette nouvelle équipe après avoir été abreuvé de ballons pendant des lustres au Bayern. La balle est dans son camp. Et généralement quand c'est le cas, il la met au fond.

4. L’énigme : Paulinho (quasi 30 ans en 2017) : du GZ Evergrande au Barça pour 40 millions

Paulinho à Barcelone.
Paulinho à Barcelone. © AFP OR LICENSORS

A ce niveau-là, ce n’est plus une mouche qui a piqué la direction de Barcelone mais bien un essaim entier d’abeilles affamées. En 2017, alors que le joueur a quitté Tottenham pour GZ Evergrande depuis deux ans, les Catalans décident en effet de débourser 40 (!) millions d’euros pour Paulinho, un médian central brésilien.

Et si, aujourd’hui on le répète, ces 40 millions pourraient paraître dérisoires, à l’époque, ce transfert fait évidemment jaser. D’abord parce que Paulinho, qui est certes un médian respecté, n’est pas non plus une superstar en puissance. Puis parce qu’il s’est exilé en Chine depuis deux ans et que certains doutes émergent donc sur son vrai niveau de jeu. Et puis enfin parce que sa valeur marchande plafonnait autour des 15 millions d’euros et qu’il ne s’était jamais réellement imposé sur la durée à Tottenham.

Autant de questions et tellement peu de réponses, donc, au moment où Paulinho débarque au Camp Nou en 2017. Mais le pire, c’est que malgré ce scepticisme ambiant, le Brésilien réalise de plutôt bons débuts avec le Barça, inscrivant 8 buts lors de ses 19 premiers matches avant de repartir… un an plus tard en prêt (avec option d’achat obligatoire) en Chine, auréolé du doublé championnat-coupe d’Espagne.

Une énigme diront certains. De l’argent bêtement balancé par la fenêtre affirmeront d’autres.

L.B retour à la maison : 5. Leonardo Bonucci (30 ans en 2017) : de la Juventus à l’AC Milan pour 42 millions d’euros

Une petite saison et puis s’en va pour Bonucci à l’AC Milan.
Une petite saison et puis s’en va pour Bonucci à l’AC Milan. © AFP or licensors

Voici l’un des transferts (ratés) qui a le plus fait parler en Serie A ces dernières années. En 2017, alors qu’il sort d’une finale de Ligue des Champions perdue avec la Juventus, Leonardo Bonucci décide de clore l’un des chapitres les plus fastes de sa carrière pour en ouvrir en autre. Il ne le sait pas encore mais ce second chapitre sera bien plus bref et parsemé de remords.

Après sept ans de bons et loyaux services, il quitte donc la Juventus, par la petite porte, et s’engage avec le rival de l’AC Milan. Au total, la transaction s’élève à 42 millions d’euros. En pleine fleur de l’âge, Bonucci débarque donc à San Siro avec l’ambition de devenir le nouveau taulier d’une défense rossoneri qui se cherche un patron.

Mais la mayonnaise ne prend pas et le spleen de Bonucci est perceptible jusque dans le Piémont. Le roc italien enchaîne les matches, est même promu capitaine à certains moments mais on sent, quasiment dès son arrivée, que quelque chose semble cassé et qu’il regrette presque déjà son choix, décrié par certains supporters d’ailleurs.

Après une saison, finalement assez chargée (51 matches en tout), Bonucci en a déjà AC à Milan et fait donc le forcing pour reconquérir le cœur de sa vieille Dame. Le 2 août 2018, soit 13 mois à peine après leur divorce, Bonucci et la Juve officialisent à nouveau leur union. Prix de la transaction ? 35 millions d’euros.

En un an, la Juve aura donc économisé 7 millions d’euros. Et retrouvé son roc, tout content de regagner sa place dans une défense qu’il connaît bien.

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