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Economie

Cap sur les États-Unis pour la plus grande mission économique belge Outre-Atlantique

04 juin 2022 à 05:29Temps de lecture3 min
Par Belga, édité par Miguel Allo

Après deux ans de pandémie de coronavirus, la princesse Astrid et 459 hommes et femmes d'affaires s'apprêtent samedi à traverser l'Atlantique pour la plus grande mission économique jamais organisée aux États-Unis. D'Atlanta à Boston en passant par New York, la délégation met le cap du 4 au 11 juin sur la première économie mondiale pour renforcer les liens belgo-américains dans des secteurs aussi divers que les énergies renouvelables, les sciences de la vie, la gastronomie ou encore la cybersécurité.

541 participants et participantes

Après Londres, Oxford et Cambridge en mai, le roulis des missions économiques reprend de plus belle avec une première sortie hors Europe depuis que la première vague de Covid-19 a englouti le monde début 2020. Cette mission constitue la plus grande délégation belge du genre après celle qui, en novembre 2019, avait conduit 630 personnes en Chine, entre Pékin et Shanghai, deux villes encore sous le joug de nombreuses restrictions sanitaires.

La sœur du Roi des Belges emmène cette fois dans ses bagages 541 participants et participantes au total, parmi lesquels des entrepreneuses et chefs d'entreprises mais également des représentants académiques et de fédérations sectorielles. Organisée par l'Agence pour le commerce extérieur, le SPF Affaires étrangères et les agences régionales de commerce extérieur (Awex pour la Wallonie, hub.brussels pour la capitale et FIT pour la Flandre), la mission pourra compter sur la présence du ministre fédéral David Clarinval, chargé du Commerce extérieur - et qui remplace Sophie Wilmès, mise en congé de son poste des Affaires étrangères -, le ministre wallon de l'Économie et du Commerce extérieur Willy Borsus, le ministre-président flamand Jan Jambon et le secrétaire d'État bruxellois au Commerce extérieur Pascal Smet.

Malgré le poids de son économie (le PIB des États-Unis s'élevait l'an dernier à 23 billions de dollars, selon le Bureau d'analyse économique américain), la crise du coronavirus n'a pas épargné le pays de l'Oncle Sam, qui a vu son taux de chômage monter en flèche pour atteindre 15% au pic de la pandémie, touchant particulièrement les bas salaires actifs dans le secteur des services. Une large campagne de vaccination et un plan de sauvetage national adopté par le Congrès en mars 2021 auront permis de ramener ce pourcentage à environ 4% en décembre dernier.

La guerre en Ukraine constitue également un défi mondial, alors que les prix de l'énergie s'envolent et que l'inflation galope. Les Occidentaux ont toutefois fait bloc face à Moscou en adoptant plusieurs trains de sanctions "avec une rapidité et une coordination historique", estime l'ambassadeur des États-Unis en Belgique, Michael Adler. Ce dernier voit d'ailleurs dans l'invasion russe une opportunité pour les Européens d'augmenter leur indépendance énergétique, surtout vis-à-vis du pétrole et du gaz russe, à travers le développement de technologies plus vertes.

... les entreprises américaines viendront chercher des opportunités en Belgique...

De manière générale, "au lieu de se tourner vers la Chine", deuxième économie mondiale, "ou la Russie, les entreprises américaines viendront chercher des opportunités en Belgique et dans l'Union européenne, et vice versa", présage le diplomate.

La mission sur la côte est des États-Unis sera ainsi l'occasion pour les plus de 200 entreprises représentées de participer à des rencontres officielles, visites d'entreprises, séminaires sectoriels et autres moments de réseautage.

Car les "States" sont un grand importateur de biens et services, pour une valeur l'an dernier de 3.387,7 milliards de dollars, en hausse de 20,5% et le plus haut niveau jamais enregistré selon l'Agence pour le commerce extérieur. Les marchandises constituent le gros du panier, avec en tête les biens de consommation, d'équipement et les fournitures industrielles.

Première destination d'exportation de la Belgique en dehors de l'Union européenne

Les États-Unis sont en outre la première destination d'exportation de la Belgique en dehors de l'Union européenne grâce à plus de 58 milliards de dollars d'échanges bilatéraux de marchandises en 2021, note le SPF Affaires étrangères. Important point d'accès au marché du Vieux Continent, le Plat Pays constitue quant à lui la troisième destination d'exportation dans l'UE pour les États-Unis. Quelque 500 entreprises belges opèrent Outre-Atlantique, employant 70.000 personnes à travers le pays.

Au programme de cette semaine chargée, les membres de la délégation visiteront tant des filiales d'entreprises belges, comme Solvay à Atlanta et AB InBev à New York, que des entreprises locales ayant des liens étroits avec la Belgique. Le voyage sera aussi l'occasion pour la princesse Astrid de rencontrer les gouverneurs de Géorgie, Brian Kemp, et du Massachusetts, Charlie Baker, ainsi que les maires de New York et de Boston, Eric Adams et Michelle Wu.

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