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Burundi: D. Reynders "vivement préoccupé" par l'escalade de la violence

Didier Reynders, ministre des Affaires étrangères, lors d’une réunion du Kern le 24 juillet.

Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a exprimé mardi sa "vive préoccupation" au sujet de l'escalade de la violence au Burundi, tout en condamnant fermement l'attentat qui a coûté la vie dimanche au général Adolphe Nshimirimana, ex-chef d'état-major de l'armée et "patron" de facto de la sécurité intérieure burundaise.

"La Belgique a immédiatement condamné fermement l'attentat (...) et a lors de contacts directs avec les autorités burundaises appelé au calme et à la retenue", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Le chef de la diplomatie belge s'est aussi insurgé aussi contre l'attaque qui a blessé grièvement lundi Pierre-Claver Mponimpa, le qualifiant de "courageux défenseur des droits de l'homme".

"Des restrictions de plus en plus sérieuses aux libertés fondamentales"

Ce militant burundais des droits de l'Homme renommé a été la cible d'une tentative d'assassinat par des hommes armés non-identifiés lundi soir à Bujumbura. Il était mardi matin dans un état "stable", selon un de ses proches.

Dider Reynders ajoute constater avec inquiétude que le climat actuel de violence au Burundi "va de pair avec des restrictions de plus en plus sérieuses aux libertés fondamentales, y compris par des atteintes à l'intégrité physique de journalistes et de militants des droits de l'homme".

La Belgique invite le gouvernement burundais à garantir la sécurité des citoyens et la cohésion nationale et appelle les autorités judiciaires à poursuivre les responsables de tous ces crimes dans le respect de l'état de droit. Le ministre appelle en outre toutes les parties à la retenue et au dialogue afin de parvenir à un consensus, qui est la seule manière de surmonter la crise actuelle, conclut le communiqué.