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Bulle sociale : "Tout le monde souhaite l'élargir, mais il n’y a pas d’arguments pour le faire", estime Frédérique Jacobs

INVITÉE Frédérique Jacobs

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19 août 2020 à 13:05 - mise à jour 19 août 2020 à 18:052 min
Par P.V.

A la veille d’une nouvelle réunion du Conseil national de sécurité (CNS), certains espèrent que les autorités vont adoucir un petit peu les mesures sanitaires, et notamment la bulle des 5 personnes avec lesquelles les contacts sont possibles jusqu’à la fin de l’été. Pourtant, à en croire la porte-parole interfédérale Frédérique Jacobs (qui ne fait pas partie du CNS ni du GEES, précise-t-elle), ce ne sera probablement pas à l’ordre du jour : "je pense que tout le monde ne souhaite que l’élargir [la bulle], mais qu’il n’y a pas d’argument pour l’élargir", affirmait-elle ce mercredi sur le plateau du 19h30 de la RTBF.

Les chiffres semblent toutefois s’améliorer, avec une situation de contaminations plutôt stable. Mais il faudrait voir une vraie baisse, estime Frédérique Jacobs : "quand on regarde les chiffres, on voit une légère amélioration, mais c’est la première semaine où on voit vraiment cette amélioration, et on reste malgré tout dans le top des 5 pays avec le taux de contamination le plus haut. Si la situation donne une tendance à l’amélioration, elle doit se confirmer, et on est encore très haut." La porte-parole rappelle qu’à quelques jours de la rentrée et de la reprise des activités, il serait préférable de voir le nombre de contaminations retourner à un seuil "raisonnable", comme en juin.


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Frédérique Jacobs a redit à quel point il était "difficile" de maintenir cette bulle, mais elle est "essentielle" : "on sait que la plupart des contaminations se font dans la bulle familiale, dans le foyer, avec les gens que l’on voit de très près en ne prenant pas de précautions." Le moral est d’ailleurs plutôt en berne : une étude de l’Université de Gand pointe une baisse de la motivation des Belges, qui ne sont plus que 35% à vouloir respecter les mesures, contre 81% au début de la crise. "Je pense qu’il y a une fatigue, analyse la porte-parole. Les gens en ont assez du coronavirus qui perturbe entièrement leur vie, et ne comprennent plus vraiment ces mesures qui sont différentes d’un pays à l’autre, d’une journée à l’autre… Les gens sont un peu perdus." Mais Frédérique Jacobs appelle à ne pas se décourager : "On commence à voir une diminution du nombre d’infections", rappelle-t-elle. Et les mesures sont efficaces, pour du moins éviter ce que tout le monde craint : un reconfinement total.

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