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Politique

Budget fédéral : la guerre en Ukraine, l’inflation, la crise énergétique et la pandémie plombent le budget

Le gouvernement fédéral a clos vendredi son contrôle budgétaire. Un exercice particulier en période de crise qui se conclut par un solde de financement négatif de 3,86%, c’est-à-dire 20,7 milliards d’euros, soit 4,3 milliards en plus que prévu dans le bud
01 avr. 2022 à 16:05Temps de lecture1 min
Par Belga

Le gouvernement fédéral a clos vendredi son contrôle budgétaire. Un exercice particulier en période de crise qui se conclut par un solde de financement négatif de 3,86%, c’est-à-dire 20,7 milliards d’euros, soit 4,3 milliards en plus que prévu dans le budget initial.

La cinquième vague de la pandémie, la crise énergétique, l’inflation et la guerre en Ukraine ont empêché l’équipe De Croo de réaliser l'"effort" qu’elle avait prévu.

"Quand on a fait le budget initial, on s’est pas fixé un objectif mais un effort de 0,5%, soit 2,5 milliards. Quand on fait le contrôle budgétaire, on regarde si les mesures prévues ont été prises et si les recettes attendues sont là. La situation a changé. Nous sommes confrontés à des coûts que l’on n’aurait pas pu prévoir. On a créé des provisions budgétaires, mais on n’a pas pris de mesures structurelles", a expliqué le Premier ministre.

L’effet total de la crise ukrainienne est évalué à 2,26 milliards d’euros, qu’il agisse des conséquences économiques ou des dépenses supplémentaires induites. Une provision de 800 millions a été prévue.

La crise énergétique a contraint le gouvernement à prendre une série de mesures pour aider les consommateurs face à la hausse considérable des factures, de l’ordre de 2,046 milliards.

La crise du coronavirus est également prise en compte. "Nous laissons petit à petit la crise du covid derrière nous. On peut donc progressivement supprimer les mesures de soutien, mais nous prévoyons une provision pour réagir rapidement si nécessaire", a indiqué la secrétaire d’État au Budget, Eva De Bleeker.

Cette provision sera dotée de 827 millions d’euros.

L’inflation entraîne par ailleurs une série de dépenses supplémentaires pour les services publics : Inami, Régie des bâtiments, crédits généraux de fonctionnement et d’investissement, SNCB, etc. Un impact de l’ordre de 465 millions est prévu.

L’incertitude actuelle impliquera un suivi constant de la situation budgétaire. Des "moments d’évaluation fixes" seront nécessaires, selon la secrétaire d’État qui n’a toutefois pas indiqué quand ils auraient lieu.

 

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