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Bruxelles : un Musée de la Frite près de la Grand’Place en 2023

Bruxelles : un Musée de la Frite près de la Grand’Place en 2023
03 déc. 2021 à 05:303 min
Par Karim Fadoul

Un Musée de la Frite verra-t-il le jour près de la Grand’Place de Bruxelles ? Une demande de permis a en tout cas été déposée en ce sens. Le promoteur du projet, Eddy Van Belle, veut créer un musée identique à celui qu’il a conçu à Bruges en 2008 et qui accueille plus de 90.000 visiteurs chaque année (en dehors des périodes Covid). Le Friet museum de la Venise du Nord est repris dans tous les guides de la ville. L’idée est de faire de son petit frère bruxellois un incontournable pour les touristes et les habitants de la capitale.

Eddy Van Belle, le promoteur du projet, devant l’adresse où sera situé le futur musée.
Eddy Van Belle, le promoteur du projet, devant l’adresse où sera situé le futur musée. RTBF

Le Musée de la Frite verrait le jour au 9 de la rue de la Tête d’Or, à 50 mètres à peine de la Grand’Place. Il occuperait un bâtiment classé de trois étages datant de 1697. Une adresse qui a déjà accueilli le Musée du Cacao et du Chocolat, devenu Choco Story, initié également par Eddy Van Belle, musée parti depuis s’installer rue de l’Etuve. "Fatalement, le jour où on déménage, il y a deux ans, ce bâtiment devient vide", raconte Eddy Van Belle.

Avoir un musée de la frite à Bruxelles, c’est quand même logique

"On s’est dit : que va-t-on faire de ce bâtiment ? Nous avons déjà dix musées du chocolat dans le monde (Prague, Colmar, Paris, Mexico, bientôt à Lourdes…). Nous n’allons pas créer dix musées de la frite. En avoir un à Bruges, c’est bien. C’est le seul et l’unique. En avoir un à Bruxelles, ce serait quand même logique", raconte le promoteur.

Le bâtiment existe. Place désormais à la conception du projet. Le musée bruxellois va s’inspirer du musée brugeois, "en plus digital". "L’idée de départ, c’est que les visiteurs entrent, prennent l’ascenseur en forme de frites, montent au troisième étage, puis redescendent…" Ils redescendent pour visiter les différents espaces d’exposition. "On va montrer l’origine de la pomme de terre qui est le Pérou. On va montrer un ensemble de machines, l’histoire de la friteuse" mais aussi des vieux paniers. "On va montrer comment on pelait et comment on coupait les pommes de terre à l’origine": en rond avant que le bâtonnet ne s'impose.

Un historique des sauces est prévu. "Pourquoi dit-on ketchup ? Nous expliquerons que cela vient d’Asie… Pour la mayonnaise, nous expliquerons que cela vient de la ville de Mahon, dans les Baléares." Une collection de pots de moutarde sera présentée de même qu’une collection de photographies de fritkots.

Des bornes interactives seront disposées dans le musée tout comme des jeux pour enfants. "Exemple : un 'Potato shooter' pour lancer des munitions sur des doryphores qui attaquent la pomme de terre." Toujours pour les enfants : un cabaret avec des sachets de frites qui chantent.

Dégustation

Enfin, en bout de parcours, estimé à une heure trente, place à la dégustation. Pas assez de place à Bruxelles pour installer un vrai restaurant comme à Bruges. Mais dans cette mini-friterie, le public pourra goûter des frites préparées à partir de différentes variétés de pomme de terre (dont la classique bintje et des variétés plus récentes) "et de différentes variétés de graisse et d’huiles végétales pour frire". Question de ne pas exclure un public vegan. "La frite sera préparée en deux cuissons, comme le veut la tradition."

En tout cas, l’objectif chiffré du futur Musée de la Frite est le suivant : entre 50.000 et 60.000 visiteurs par an. "Si on peut faire plus, nous serons contents. Mais notre intention, c’est de compléter le choix qui existe à Bruxelles en termes de musées de l’alimentation" avec le Musée du Chocolat, le futur Musée de la Bière à la Bourse et enfin le Musée de la Frite. "Dans le cadre d’un ticket combiné, le visiteur pourrait visiter les trois."

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S’il obtient toutes les autorisations, le Musée de la Frite doit ouvrir ses portes fin 2023. "Il faut être fier de la frite belge et de notre culture autour de la frite. L’origine de la frite, c’est belge, ce n’est pas français", conclut Eddy Van Belle.

L'échevinat de la Culture de Delphine Houba (PS) explique de son côté ignorer pour l'instant le contenu du projet mais se dit "disposé à rencontrer tous ceux qui souhaitent développer un projet muséal" de ce type sur le territoire de la ville de Bruxelles.

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