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Bruxelles : la rénovation des rues "accidentogènes" a pris du retard

Le carrefour entre la chaussée d'Ixelles et la Porte de Namur est l'un des seuls à avoir été rénovés pour limiter les accidents.
19 août 2020 à 10:51Temps de lecture1 min
Par RTBF

"Alors qu’elle est la reine des pots de peinture et des blocs de béton, la ministre pourrait en mettre là où cela permet d’améliorer la sécurité routière". C’est par ces mots en référence à la mise en place des nouvelles pistes cyclables bruxelloises que le député MR David Weytsman a dénoncé un manque d’investissement dans la rénovation de zones dites "accidentogènes" à Bruxelles par la ministre régionale de la Mobilité, Elke Van de Brandt (Groen).

En 2015, trente zones particulièrement propices aux accidents avaient été déterminées dans la Région. Aujourd’hui, seules sept d’entre elles ont subi des travaux, comme le révèle le journal l’Echo. "Incompréhensible", selon le MR, qui a voulu savoir si de nouvelles rénovations étaient prévues, et demande que des objectifs soient définis en ce sens lors de l’ajustement budgétaire du gouvernement, prévu en octobre.

La crise sanitaire a retardé les travaux

Du côté du cabinet Van den Brandt, on rétorque que la crise du coronavirus a retardé certains chantiers visant à sécuriser ces zones, et que la création des pistes cyclables lors du déconfinement a mobilisé du personnel. Par ailleurs, ces "coronapistes" comme on les appelle aussi, auraient permis de résoudre quelques-unes des situations dangereuses qui figurent dans la liste.

La ministre rappelle en tout cas son engagement de réaménager les 30 lieux identifiés en 2015 d’ici la fin de la législature. "Nous tiendrons notre promesse", affirme-t-elle. "Nous avons déjà augmenté les budgets pour la sécurité routière. Il faut également savoir que certaines rénovations seront mises en place de manière temporaire, pour apporter une solution rapidement. Les autres seront définitives".

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