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Bruxelles enclenchera la phase régionale de crise lundi

La Région bruxelloise activera lundi la phase régionale de gestion de crise pour faire face au défi de l'accueil des réfugiés ukrainiens, a annoncé vendredi le ministre-président Rudi Vervoort devant le parlement bruxellois. De la sorte, les autorités régionales veulent garantir la coordination des initiatives qui seront prises par les différents acteurs concernés sur le territoire de la Région.

La décision sera prise lors d'un Conseil régional de sécurité (Cores), organe qui associe les communes. Le ministre-président n'a pas caché qu'il préférerait une activation de la phase fédérale de gestion de crise, à l'image de ce qui a été fait pour la gestion de la pandémie de covid-19.  

Les réunions de concertation se succèdent depuis plusieurs jours, à l'échelon de la Région sous la houlette de la Haute fonctionnaire et à l'échelon fédéral. Mercredi, le fédéral, les Régions et les Communautés ont veillé à se coordonner à l'invitation du Premier ministre. Le fédéral prendra en charge l'accueil d'urgence,  les Régions vont quant à elle travailler avec les communes en vue d'organiser un accueil plus structurel. Il s'agit de trouver des logements réguliers aux Ukrainiens qui rejoindraient la Belgique. Une clé de répartition 60/40 a été établie entre la Flandre et la Wallonie. Bruxelles n'est pas concernée, l'accueil d'urgence se déroulant sur son territoire qui abrite les deux centres d'enregistrement mis en place, soit l'ancien Institut Bordet et le Palais 8 du Heysel.

Cet accueil ne se déroulera toutefois pas selon un plan de répartition tel qu'il a pu être organisé en d'autres circonstances, a expliqué le ministre-président. Le statut temporaire que reçoivent les Ukrainiens à leur arrivée les met sur le même pied que les ressortissants européens. Ils sont donc libres d'aller où ils veulent. A Bruxelles, un appel sera lancé pour trouver des logements via les Agences Immobilières Sociales (AIS). La Région veut également recourir aux bureaux vides. 

La tâche ne sera pas aisée, à entendre M. Vervoort. "Tout cela ne se fait pas d'un claquement de doigts si on veut fournir un accueil de qualité. On est au début. La manière dont nous réussirons sera aussi liée à la coordination entre les niveaux de pouvoir", a-t-il souligné en insistant sur la crise du logement que connaît la capitale. Le ministre-président veut éviter des phénomènes comme une hausse des loyers. "Ca ne doit pas se faire au détriment des Bruxellois qui ont déjà des problèmes pour se loger", a-t-il conclu..

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