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Bruxelles : des collectifs de sans-papiers s’unissent pour monter un campement sur l’espace public

Installation du campement dans le parc de la Porte de Ninove
31 mars 2022 à 13:52Temps de lecture2 min
Par Barbara Boulet

Des sans-papiers, issus de divers collectifs, lancent une nouvelle occupation de l’espace public. Ce jeudi après-midi, ils ont planté des tentes dans le parc de la Porte de Ninove à Molenbeek.

Leur projet ? Organiser un "camp d’action" temporaire pour se rendre visibles et surtout rendre visibles leurs demandes : une régularisation sur base de vrais critères, donc en finir avec ce large pouvoir discrétionnaire de l’Office des Étrangers. Et à défaut, obtenir des droits minimums pour pouvoir vivre dignement : droits au logement, à la santé, de travailler.

La police est sur place mais tout se passe dans le calme jusqu’ici. La commune de Molenbeek, avertie en début d’après-midi, dit négocier un cadre pour cette occupation avec les collectifs. Et tant qu’il sera respecté, et qu’il n’y a pas de trouble à l’ordre public, elle sera tolérée.

Droit au logement

A l’initiative de l’action, il y a d’abord le collectif zone neutre qui occupait jusqu’ici l’ancien siège de la KBC à l’avenue du Port. Il faut dire que la convention d’occupation précaire qui le lie au site prend fin aujourd’hui. Ce collectif est rejoint par d’autres, notamment les sans-papiers du Béguinage qui ont dû quitter l’Église à la fin février, de même que par La voix des sans-papiers Bruxelles et d’autres collectifs qui mènent des occupations précaires et qui risquent aussi de se retrouver à la rue en cette fin de l’hiver.

"Pour tous les sans-papiers, la situation du logement devient critique", témoigne Assia, du collectif USPR (l'Union des sans-papiers pour la régularisation)"Aujourd’hui, on n’arrive même plus à louer un logement, notamment en raison du bail qui doit être enregistré et des fiches de salaires que demandent les propriétaires. Ça devient vraiment difficile".

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Egalité de traitement

Autre revendication, brandie par ces centaines de personnes : une égalité de traitements entre réfugiés. "Il y a vraiment un deux poids deux mesures, se désole l’une d’entre elles. Aujourd’hui, on voit vraiment que d’un côté il y a les bons migrants, les Ukrainiens, puis de l’autre côté, ceux qui demandent depuis des années à être régularisés et qui vivent dans une grande précarité".

Les collectifs de sans papiers sont particulièrement énervés par la récente annonce du Secrétaire d’État à l’asile et la migration de la création de quatre centres fermés.

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