Champions League - Foot

Brillant en C1 avec Bruges, Ferran Jutgla intrigue en Espagne : "Comment le Barça a-t-il pu le laisser partir ?"

© Tous droits réservés

11 oct. 2022 à 11:00Temps de lecture2 min
Par AFP (édité par Alice Devilez)

Il aura fallu que Ferran Jutgla s'exile en Belgique pour que l'on parle de lui dans son pays natal, en Espagne. Le Catalan, grand artisan de l'impeccable parcours du FC Bruges en Ligue des champions, sera encore la hantise de l'Atlético de Madrid lors de la 4e journée ce mercredi.

Buteur, passeur décisif et désigné homme du match la semaine dernière lors de la victoire à domicile des "Blauw en Zwart" sur les "Colchoneros" (2-0), l'attaquant de 23 ans a marqué les esprits. Comme il l'avait fait mi-septembre lors le démonstration brugeoise à Porto (0-4). Là aussi en étant buteur et passeur.

De quoi attirer sur lui les projecteurs des médias espagnols.

"A chaque apparition avec Bruges, il prouve qu'il est un attaquant de très haut niveau. (...) C'est incompréhensible qu'il ne joue pas en Liga... et qu'il ne figure pas dans la liste de Luis Enrique pour la Coupe du monde", a pointé la semaine dernière le quotidien madrilène Marca, soulignant "l'erreur" commise cet été par le Barça en laissant partir cette pépite "pour seulement cinq millions d'euros".

Barcelone et ce jeune joueur avaient-il seulement le choix ?

Barré par Lewandowski au Barça

Avec l'arrivée de la superstar Robert Lewandowski au Camp Nou, Jutgla aurait sans doute ciré le banc de touche et accumulé les bouts de matches.

Celui qui a fait ses classes dans les centres de formation de l'Espanyol d'abord et du Barça ensuite, a donc décidé d'un recul, rejoignant un championnat moins huppé dans l'espoir de mieux rebondir ensuite.

Le pari est gagnant, à la grande joie des supporters du Club Bruges pour qui Jutgla a déjà été l'auteur de huit buts et cinq passes décisives en quatorze matches, toutes compétitions confondues.

Et, à en croire les médias belges et espagnols, Jutgla fait désormais l'objet de convoitises de la part d'Arsenal et... du FC Barcelone, l'entraîneur Xavi Hernandez ne fermant pas la porte à un retour.

Certes peu utilisé la saison passée en Catalogne, Jutgla avait pourtant montré de belles choses sous Xavi (2 buts en 8 matches). Mais ensuite sont arrivés les recrues Ferran Torres, Pierre-Emerick Aubameyang (reparti depuis à Chelsea) et donc Lewandowski.

"C'est incroyable qu'aucune équipe de Liga n'ait osé lui donner une chance. Toute l'Europe le connaît désormais", a pour sa part commenté le quotidien AS.

Des posters de Ronaldo

Face à ces compliments et sollicitations, l'intéressé reste calme.

"Faire connaître mon nom en Espagne ? Je n'étais pas vraiment concerné par ça (avant le match gagné contre l'Atlético). Je voulais juste faire ma part de travail", a-t-il expliqué mardi dernier.

"Oui, c'est spécial pour moi de marquer contre une équipe espagnole, mais c'est encore plus spécial de gagner contre une équipe espagnole. Et si je suis plus surveillé au match retour, alors quelqu'un d'autre aura plus d'espace".

Le joueur mesure son bonheur actuel: "Jeune, on m'a souvent dit que je n'étais pas assez bon pour percer au plus haut niveau", explique-t-il dans Sport/Foot Magazine.

Mais l'homme croit aux vertus du travail: "Mes parents étaient boulangers... Il m'ont appris à travailler dur", explique celui qui a pour modèle Cristiano Ronaldo, dont les posters ornaient les murs de sa chambre d'adolescent.

"Il a dû faire beaucoup d'efforts pour percer. Je trouve chouette qu'il ait réussi au plus haut niveau grâce à sa force de travail. J'ai vite compris qu'il fallait se battre pour atteindre ses objectifs, quelles que soient les circonstances. Même si certains buts sont très difficiles à atteindre, tu peux y arriver si tu le veux vraiment".

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Sur le même sujet

Articles recommandés pour vous