Regions Hainaut

Braine-le-Comte: passionné d'origami, Michaël en a fait son métier

Un origami confectionné par Michaël

© rtbf.be - Grégory Fobe

07 avr. 2016 à 12:16 - mise à jour 11 mai 2016 à 13:05Temps de lecture1 min
Par Grégory Fobe, Daniel Barbieux

La passion de Michael David s’appelle l’origami, une passion dont il a fait un métier. Michael s'est formé au Japon, le berceau de cette discipline. Aujourd'hui, il vit de ces pliages en papier, il est le seul à le faire en Belgique et il explique son engouement : "Généralement, on commence par les plis les plus élémentaires : les médianes et les diagonales. Et c’est à partir de ça que l’on va principalement travailler. Et c’est la succession des plis qui va créer ou des volumes ou des formes. Les explications généralement fournies sont claires et il existe un solfège de l’origami. Ça veut dire que chaque annotation, chaque flèche, chaque signe désigne une action, une activité, une étape à franchir. Certains origamis sont plus compliqués que d’autres comme le modulaire qui permet d’augmenter le nombre de feuilles avec lesquelles on travaille pour réaliser un volume. C’est un origami qui me prend plus ou moins une matinée. Pour moi, je définis toujours l’origami comme un challenge à dimension humaine. C’est l’idée de rencontrer des gens, de travailler avant tout sur outil de valorisation avec une ouverture sur une autre culture : dans ce cas-ci la culture du Japon."

Michael David propose des formations et des ateliers dans les écoles et les musées de la région : "Je conseille toujours de commencer très très jeune dans les écoles. Au niveau des maternelles, ça permet déjà d’instaurer des notions de compréhension spatiale, des notions intuitives de mathématique et de géométrie : on peut travailler les fractions. Et on se rend compte que les enfants qui ont commencé très jeune finissent par assimiler très naturellement ces notions. Alors, j’essaie de conscientiser les professionnels de l’enseignement aux vertus et aux bénéfices de l’origami : le travail sur la mémoire, l’entraide, l’autonomie, et l’aspect intergénérationnel lorsque l’on partage cette passion avec les parents et les grands parents par exemple."

Si cet art du pliage vous intéresse, sachez que Michael David travaille avec le musée royal de Mariemont, entre autres, et qu’il y propose des ateliers pour toute la famille.

Portrait d'un origamiste professionnel

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