RTBFPasser au contenu
Rechercher

Régions Brabant wallon

Braine-le-Château : les riverains du projet de ligne haute tension enterrée d’Elia inquiets

Un tracé de 15 km, entre Oisquercq et Braine-l’Alleud
28 juin 2022 à 04:07Temps de lecture2 min
Par Stéphanie Vandreck

Elia, le gestionnaire du réseau de transport de l’électricité belge, envisage de poser une nouvelle ligne électrique à haute tension entre Braine-l’Alleud et Tubize. D’une longueur de quinze kilomètres, cette ligne de 150.000 volts, vise à relier deux postes électriques existants : celui de Braine-l’Alleud et celui de Oisquercq."Elle va servir à fiabiliser le réseau déjà existant dans la région et mieux garantir l’approvisionnement en électricité du consommateur", précise Catherine Wojcicka, porte-parole d’Elia. Le tracé de cette future liaison électrique traverse quatre communes, mais plus de la moitié se trouve sur le territoire de Braine-le-Château. C’est là aussi qu’il touche aussi directement le plus d’habitations. "On est environ 130 riverains directement concernés", a constaté Céline Moedts, qui tente de se battre contre cette ligne qui devrait passer au fond de son jardin, à savoir sur l’assise de l’ancienne ligne de chemin de fer 115, destinée à devenir un Ravel.

Champs électromagnétiques

"Le site est à trois mètres de mon jardin et une dizaine de mètres de ma maison, et pour certains voisins la distance est encore plus petite, déplore-t-elle. Le passage est assez étroit et ne tient donc pas compte du principe de précaution qui veut qu’on ait au minimum quinze mètres, pour avoir 0,4 unité tesla". Le tesla est l’unité de mesure des champs magnétiques. Et ce qui préoccupe le plus cette mère de famille et ses voisins, ce sont les ondes électromagnétiques émises par cette ligne enterrée. Ils craignent pour leur santé et surtout celle de leurs enfants. Céline a participé à la première des deux rencontres organisées avec Elia et estime ne pas avoir obtenu tous ses apaisements. "Quand on a posé la question à propos de l’ampérage et de l’utilisation concrète de cette ligne, on nous a répondu qu’il y aurait une variation de l’intensité d’utilisation. Cela peut aller jusqu’à 1000 ampères alors qu’on nous annonce une moyenne d’utilisation de 149. Cela veut dire qu’il y a des cas où on ne connaît pas l’intensité ni la durée pendant laquelle on risque d’être exposés", s’inquiète la riveraine.

Céline Moedts habite à quelques mètres du tracé de la future ligne
Céline Moedts habite à quelques mètres du tracé de la future ligne S. Vandreck

Une quarantaine d’habitants mobilisés

Céline a mobilisé plus d’une quarantaine d’habitants qui entendent bien avoir des réponses précises à leurs questions. Ils doivent émettre leurs remarques d’ici le quatre juillet et regrettent le peu de temps qui leur est imparti. "D’autant que le rapport que nous pouvons consulter à la commune fait deux mille pages", ajoute-t-elle. La porte-parole d’Elia maintient pour sa part que l’impact pour les riverains sera minimal. "La solution qui a été choisie est celle qui s’insère le moins dans des zones d’habitat, affirme Catherine Wojcicka. On est vraiment éloignés au maximum des habitations et nous suivons la réglementation en matière de champs électromagnétiques pour nos installations". Elle confirme néanmoins la nécessité pour Elia de faire aboutir le projet. "Nous sommes ouverts à la discussion", ajoute-t-elle. Les communes rendront pour leur part leur avis en juillet. Le bourgmestre de Braine-le-Château, Nicolas Tamigniau, dit entendre et comprendre les doléances des riverains mais souhaite examiner le dossier plus en profondeur avant de se prononcer. Elia, de son côté, espère pouvoir commencer les travaux début 2023. Des gaines d’attente ont d’ailleurs déjà été posées sur le tracé de la ligne, là où on aménage un futur Ravel, pour éviter de devoir rouvrir plus tard.

Un projet de ligne à haute tension inquiète

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

Articles recommandés pour vous