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Régions Brabant wallon

Braine-l'Alleud: une exposition sur la prise en charge des soldats blessés en 1815

L'expo met en exergue les techniques médicales militaires de l'époque et la façon dont les soldats étaient pris en charge.
17 juil. 2015 à 09:54 - mise à jour 17 juil. 2015 à 09:541 min
Par Hugues Van Peel

Il y a tout juste un mois, on commémorait le bicentenaire de la Bataille de Waterloo. Mais dans la région, le tourisme ne s’est pas arrêté après les reconstitutions. Les monuments et les expositions attirent toujours beaucoup de monde. Et parmi les choses à voir, il y a l'exposition Braine-l’Alleud 1815, au chevet des blessés, qui se tient à l’église Saint-Etienne de Braine-l'Alleud. On y apprend beaucoup de choses sur la prise en charge des soldats touchés pendant les combats.

Le choix de l’église Saint-Etienne pour accueillir cette exposition n’est pas dû au hasard. Une plaque apposée à l’entrée de l’édifice explique à tous les visiteurs ce qui s’y est passé dans les jours qui ont suivi la bataille de Waterloo.

La plaque apposée à l'entrée de l'église Saint-Etienne.
La plaque apposée à l'entrée de l'église Saint-Etienne. RTBF

"L’église Saint-Etienne a été un hôpital provisoire qui a servi essentiellement à accueillir les blessés français, qui ont été évacués en dernier lieu", nous explique Henry Ackermans (guide).

Après la bataille, comme il n’y avait pas assez de chirurgiens et d’infirmiers, les habitants de la région ont été sollicités pour venir en aide aux survivants (entre 30 et 40 000 blessés, dont certains ont attendu plusieurs jours avant d’être secourus).

Comment les soins étaient-ils organisés? Quels instruments utilisait-on pour quels types de blessures ? C’est tout cela que montre l’exposition. "Ici, on a une prothèse d’une amputation de la jambe, nous montre notre guide. C’est une des techniques qui ont été inventées à l’époque : pour ne pas scier l’os, on coupait au niveau des articulations. Ça allait plus vite, heureusement. Mais tout été à vif, on ligaturait les artères, voire – quand c’était trop difficile – on les cautérisait au fer rouge…"

Une citation du pape François, qui correspond parfaitement au lieu, est également apposée dans l'édifice.
Une citation du pape François, qui correspond parfaitement au lieu, est également apposée dans l'édifice. RTBF

Il fallait donc avoir le cœur bien accroché, l’amputation était pratique courante en cas de blessures sévères pour éviter les infections. Pour illustrer les techniques de la médecine militaire et la prise en charge des soldats, l’exposition présente une centaine d’objets et de documents issus de collections publiques et privées. Un regard inédit sur la bataille de Waterloo.

L'exposition Braine-l'Alleud 1815, au chevet des blessés est à voir à l'église Saint-Étienne de Braine-l'Alleud, jusqu'au 6 septembre.

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