Brabant wallon : une nouvelle maison médicale à Limal

Brabant wallon: une nouvelle maison médicale à Limal

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03 mars 2020 à 18:36 - mise à jour 03 mars 2020 à 18:36Temps de lecture2 min
Par Jean-Claude Hennuy

C’est une tendance nationale. Et elle se confirme aussi en Brabant wallon.

Le nombre de maisons médicales augmente, ces dernières années. En Brabant wallon, le nombre de structures affiliées à la Fédération des Maisons Médicales est passé de trois en 2015, à huit aujourd’hui.

"C’est notamment dû au manque de généralistes en Brabant wallon", explique Yaëlle Vanheuverzwijn, de la Fédération des Maison Médicales. Par ailleurs, les jeunes médecins (et autres professionnels du monde médical) préfèrent généralement travailler en équipe. Pour partager leurs expériences, collaborer, échanger des informations, du matériel, etc."

Soignants et patients apprécient la centralisation des soins en un seul lieu. Avoir son médecin, son kiné et son infirmière dans les mêmes locaux, c’est plutôt pratique pour les soins de première ligne.

L’exemple de Limal

Pas plus tard que ce mardi, une nouvelle structure s’est ouverte, à Limal. L’équipe actuelle compte quatre personnes : deux médecins, une infirmière et une kiné.

Objectif affiché de cette nouvelle Maison Médicale : proposer des soins de première ligne, accessibles, continus, globaux et intégrés. "La raison pour laquelle il y a une forte demande, c’est qu’il y a de moins en moins de généralistes dans la région", explique Hélianthe Adam, infirmière. "Le fait de se rassembler, cela nous permet aussi de faciliter le travail". Pour Eva Houyel, kinésithérapeute, "travailler en équipe est également très enrichissant pour les professionnels. Cela permet des échanges. Mais aussi d’avoir une vision globale sur les soins à apporter. Le patient aussi profite d’une structure unique avec un encadrement pluridisciplinaire".

L’équipe attend le feu vert de l’Inami pour pouvoir travailler au forfait. "C’est un système de solidarité", explique Claire Gheur, médecin généraliste. "On fait un contrat avec les mutuelles. Celles-ci vont nous payer chaque mois un certain montant par patient inscrit. C’est important pour les patients plus précarisés. Mais pour nous aussi, car cela évite les rapports financiers avec notre patientèle".

Le système comporte toutefois des contraintes. Le patient doit être domicilié dans une zone proche de la maison médicale. Limal, Bierges, Wavre, Rixensart (sud) et Limelette, dans notre exemple.

Sauf exception, le patient s’engage aussi à ne consulter qu’à cette seule et même adresse. Pas question d’avoir un généraliste à Liège et de venir chez une kiné de Limal pour quelques séances, par exemple.

Enfin, la maison médicale fait aussi de la prévention, via divers projets de santé communautaires. Des patients peuvent par exemple créer un jardin potager commun sur lequel une dynamique pourra se développer, avec des aspects sanitaires. Ainsi, le potager aura son importance pour une alimentation saine. Une activité physique pourra bénéficier des conseils du kiné. Ici aussi, on retrouve la notion centrale de multidisciplinarité.

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