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Bob Dylan qualifie son accusatrice de folle déséquilibrée

Bob Dylan
07 janv. 2022 à 11:092 min
Par Classic 21

"Ces allégations sont fausses, malveillantes, idiotes et diffamatoires", ont déclaré les avocats de Dylan dans une nouvelle réponse déposée devant le tribunal d’État de Manhattan.

Bob Dylan et ses avocats jugent que le procès pour abus sexuel déposé contre lui à New York l’été dernier ne sert qu’à amasser de l’argent et que son accusatrice n’est qu’une "folle déséquilibrée" qui a déclaré un jour qu’elle avait été "enlevée par des extraterrestres et avait piloté leur vaisseau spatial".

En réponse à la plainte déposée jeudi devant le tribunal d’État de Manhattan, les avocats ont expliqué : "Cette affaire – basée sur les interactions présumées du plaignant avec Bob Dylan il y a plus de 56 ans – est une escroquerie flagrante qui tente de se muer en procès. Cette plainte a été déposée dans le but d’obtenir un énorme paiement sous la menace d’une publicité négative. Ces allégations sont fausses, malveillantes, idiotes et diffamatoires. Mr. Dylan ne sera pas extorqué".

Dans la plainte, on pouvait lire que Bob Dylan avait agressé la plaignante, dont seules les initiales J.C. étaient mentionnées, sur une période de six semaines entre avril et mai 1965. Le chanteur "a abusé de son statut de musicien pour fournir de l’alcool et des drogues à J.C., et pour l’agresser sexuellement à plusieurs reprises", soutenait la plainte qui accuse également Bob Dylan d’avoir physiquement menacé la jeune fille.

Ensuite, Clinton Heylin, auteur de nombreux ouvrages sur la vie de Bob Dylan a réfuté cette accusation : "Ce n’est pas possible. Dylan était en tournée en Angleterre à cette époque, et est revenu à Los Angeles pendant une ou deux semaines, puis un jour ou deux à Woodstock."

Et dans leur dernière réponse, les avocats de Dylan ont qualifié la plaignante de menteuse : "Sur son site web, la plaignante est une folle qui se spécialise dans la "communication" avec les proches décédés de familles en deuil… pour de l’argent". Les avocats ajoutent qu’elle affirme avoir été enlevée par des extra-terrestres et qu’elle "parle aussi aux chats, chiens et autres animaux – morts ou vivants – ainsi qu’aux insectes et aux plantes".

"Ni ma cliente ni son avocat ne seront intimidés", a déclaré Peter Gleason, l’un des avocats de la plaignante, ce jeudi au magazine Rolling Stone, tandis qu’il expliquait que le travail de sa cliente était d’être médium professionnelle.

"Certaines personnes qualifient Bob Dylan de prophète. Les gens ont des étiquettes. Plus de la moitié des Américains croient aux phénomènes paranormaux. Si vous attaquez quelqu’un pour ses croyances, vous vous aventurez sur un territoire très dangereux", poursuit Gleason. "C’est sur cela que repose ce pays, la liberté de croyance. Cela ne devrait pas détourner notre attention de ces allégations. Cette affaire concerne les faits."

Dans la réponse déposée ce jeudi, Dylan et ses avocats ont déclaré qu’il n’y avait pratiquement aucune chance pour que l’artiste paie quoi que ce soit pour faire disparaître l’affaire.

"Mr. Dylan peut sembler être une cible facile pour les avocats qui ont déposé et espéraient tirer profit de ce procès frauduleux. Ils pensaient probablement qu’il ne serait pas prêt à se battre et paierait plutôt le prix pour éviter la mauvaise publicité et les dépenses pour se défendre. Ils ont eu tort. Mr. Dylan cherche et obtiendra justice", promettent-ils.

Un peu plus tôt cette semaine, l’avocat de la plaignante, Daniel Isaacs, a modifié la chronologie décrite dans le procès, précisant maintenant que la victime présumée et Bob Dylan se seraient rencontrés sur "une période de quelques mois au printemps 1965".

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