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"Blah, blah, blah", "à quel point la peau du bébé serait foncée", "la rupture est totale": les phrases qui ont marqué 2021

Montage de photos de Belgaimage

Quelques phrases prononcées en 2021 ont suscité l’étonnement, l’admiration ou le débat. Elles ont concerné notamment l’environnement, la crise sanitaire, Facebook ou la Couronne britannique.

Amanda Gorman le 20 janvier 2021
Amanda Gorman le 20 janvier 2021 2021 Getty Images

Amanda Gorman : "La colline que nous gravissons"

Le 20 janvier 2021, lors de la cérémonie d’investiture du président américain Joe Biden, Amanda Gorman, une poétesse afro-américaine de 22 ans, fait sensation auprès du public en lisant un texte qu’elle a écrit et qu’elle a intitulé "The hill we climb" ("La colline que nous gravissons").

Le voici dans sa version originale en anglais :

When day comes, we ask ourselves, where can we find light in this never-ending shade ?

The loss we carry. A sea we must wade.

We braved the belly of the beast.

We’ve learned that quiet isn’t always peace, and the norms and notions of what “just” is isn’t always justice.

And yet the dawn is ours before we knew it.

Somehow we do it.

Somehow we weathered and witnessed a nation that isn’t broken, but simply unfinished.

We, the successors of a country and a time where a skinny Black girl descended from slaves and raised by a single mother can dream of becoming president, only to find herself reciting for one.

And, yes, we are far from polished, far from pristine, but that doesn’t mean we are striving to form a union that is perfect.

We are striving to forge our union with purpose.

To compose a country committed to all cultures, colors, characters and conditions of man.

And so we lift our gaze, not to what stands between us, but what stands before us.

We close the divide because we know to put our future first, we must first put our differences aside.

We lay down our arms so we can reach out our arms to one another.

We seek harm to none and harmony for all.

Let the globe, if nothing else, say this is true.

That even as we grieved, we grew.

That even as we hurt, we hoped.

That even as we tired, we tried.

That we’ll forever be tied together, victorious.

Not because we will never again know defeat, but because we will never again sow division.

Scripture tells us to envision that everyone shall sit under their own vine and fig tree, and no one shall make them afraid.

If we’re to live up to our own time, then victory won’t lie in the blade, but in all the bridges we’ve made.

That is the promise to glade, the hill we climb, if only we dare.

It’s because being American is more than a pride we inherit.

It’s the past we step into and how we repair it.

We’ve seen a force that would shatter our nation, rather than share it.

Would destroy our country if it meant delaying democracy.

And this effort very nearly succeeded.

But while democracy can be periodically delayed, it can never be permanently defeated.

In this truth, in this faith we trust, for while we have our eyes on the future, history has its eyes on us.

This is the era of just redemption.

We feared at its inception.

We did not feel prepared to be the heirs of such a terrifying hour.

But within it we found the power to author a new chapter, to offer hope and laughter to ourselves.

So, while once we asked, how could we possibly prevail over catastrophe, now we assert, how could catastrophe possibly prevail over us ?

We will not march back to what was, but move to what shall be : a country that is bruised but whole, benevolent but bold, fierce and free.

We will not be turned around or interrupted by intimidation because we know our inaction and inertia will be the inheritance of the next generation, become the future.

Our blunders become their burdens.

But one thing is certain.

If we merge mercy with might, and might with right, then love becomes our legacy and change our children’s birthright.

So let us leave behind a country better than the one we were left.

Every breath from my bronze-pounded chest, we will raise this wounded world into a wondrous one.

We will rise from the golden hills of the West.

We will rise from the windswept Northeast where our forefathers first realized revolution.

We will rise from the lake-rimmed cities of the Midwestern states.

We will rise from the sun-baked South.

We will rebuild, reconcile, and recover.

And every known nook of our nation and every corner called our country, our people diverse and beautiful, will emerge battered and beautiful.

When day comes, we step out of the shade of flame and unafraid.

The new dawn balloons as we free it.

For there is always light, if only we’re brave enough to see it.

If only we’re brave enough to be it.

Investiture de Joe Biden : la poétesse Amanda Gorman parle à la tribune (anglais)

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Nous avons choisi de ne pas traduire ce poème en français, parce qu’une polémique a entouré le choix du traducteur ou de la traductrice. L’éditeur Fayard a demandé à la chanteuse Lous and the Yakuza de se charger de la traduction française du texte.

Greta Thunberg à la COP26 : "Blah, blah, blah"

Greta Thunberg à la COP26
Greta Thunberg à la COP26 Daniel LEAL / AFP

Le 13 novembre 2021, la jeune activiste suédoise Greta Thunberg a résumé en une courte formule la COP26 : "Blah, blah, blah""Le vrai travail continue en dehors de ces salles. Et nous n’abandonnerons jamais, jamais", a déclaré sur Twitter la figure emblématique du mouvement Fridays for Future, à l’issue de la conférence mondiale sur le climat.

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Meghan Markle : la famille royale s’inquiétait de savoir "à quel point la peau de mon bébé serait foncée"

L’interview du prince Harry et de Meghan Markle par Oprah Winfrey
L’interview du prince Harry et de Meghan Markle par Oprah Winfrey OLIVIER DOULIERY / AFP

Le 8 mars 2021 est diffusée une interview du prince Harry et de Meghan Markle par la célèbre animatrice de télévision américaine Oprah Winfrey. Le couple explique les raisons pour lesquelles ils avaient renoncé à leur rôle au sein de la famille royale britannique. Meghan raconte, émue, qu’elle a eu des pensées suicidaires : "Je ne voulais tout simplement plus être en vie. Et c’étaient des pensées constantes, terrifiantes, réelles et très claires". Oprah Winfrey est abasourdie de l’entendre évoquer les inquiétudes de membres de la famille quant à savoir "à quel point la peau de mon bébé serait foncée".

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Jean-Marc Nollet, coprésident du parti Ecolo, respecte-t-il la bulle sociale ? "Non"

Jean-Marc Nollet dans le studio de la RTBF
Jean-Marc Nollet dans le studio de la RTBF RTBF

Le 24 février 2021, le coprésident d’Ecolo Jean-Marc Nollet explique au micro de la RTBF qu’il ne respecte plus la bulle sociale limitée à une personne en plus au sein d’un foyer : "NonAu début, oui, je respectais la bulle, mais depuis quelques semaines, je m’autorise à accueillir deux personnes, un couple".

Jean-Marc Nollet avoue qu'il ne respecte plus la bulle sociale

Le co-président d'Ecolo estime qu'il faut revoir cette règle car elle n'est plus tenable

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Alexander De Croo : "Cette épidémie devient une épidémie des non vaccinés"

Alexander De Croo le 17 septembre 2021
Alexander De Croo le 17 septembre 2021 © Tous droits réservés

Le 17 septembre 2021, le Premier ministre Alexander De Croo a des mots très durs lorsqu'il prend la parole à l'issue d'un Comité de concertation : "En Région de Bruxelles-Capitale, la moitié de la population n’est pas vaccinée, et dans certaines communes, le taux de vaccination est bien en deçà. Cette situation n’est ni acceptable ni tenable. Cette épidémie devient une épidémie des non vaccinés. On ne peut l’accepter, on ne peut accepter que des gens fassent le choix de mettre d’autres personnes en danger. Ce sont ceux qui ne se sont pas fait vacciner qui sont responsables", dit-il.

Comité de concertation du 17 septembre 2021 : l'allocution complète d'Alexander De Croo

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Marius Gilbert : "La rupture de confiance est totale"

Marius Gilbert le 23 décembre 2021
Marius Gilbert le 23 décembre 2021 RTBF

Le 23 décembre 2021, l'épidémiologiste Marius Gilbert est interrogé sur les récentes mesures prises lors d'un Comité de concertation. Mais, dans le studio de La Première, il laisse paraître son émotion, il semble avoir des difficultés à retenir ses larmes. "La rupture de confiance est totale", dit-il à propos des règles fermant une grande partie du secteur culturel. "Elle est totale à un moment où, justement, on en a besoin (de cette confiance) parce qu’Omicron est à nos portes", dit-il avant de s’interrompre, la voix cassée par l’émotion, sortant de sa réserve habituelle.

"Je suis ému parce que je ne pense pas qu’ils se rendent compte. Je ne pense pas qu’ils se rendent compte du marchandage politique qui a lieu lors des Codeco. Il faut peut-être réfléchir à une autre manière de penser cette crise. (Cela pourrait) avoir des conséquences délétères sur la confiance et au final, sur la cohésion sociale. Il ne faudra pas être étonné dans une semaine, si aux côtés de l'extrême-droite, on retrouve les acteurs du culturel, du personnel soignant, tous les secteurs de la population qui se sentent maltraités par la manière dont la crise est gérée", conclut-il.

Marius Gilbert, larmes aux yeux et voix cassée : "La rupture est totale"

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Frances Haugen : Facebook donne "priorité à la croissance plutôt qu’à la sûreté"

Frances Haugen témoigne devant le Sénat américain
Frances Haugen témoigne devant le Sénat américain ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

En octobre 2021, l’ancienne ingénieure chef de produit Frances Haugen a accusé ce groupe de "choisir le profit plutôt que la sûreté" de ses utilisateurs, dans un entretien diffusé par la chaîne CBS.

Avant le scrutin présidentiel américain de novembre 2020, Facebook avait modifié ses algorithmes pour réduire la diffusion de fausses informations.

Mais selon la lanceuse d’alerte Frances Haugen, "dès que l’élection a été terminée", le groupe les a reconfigurés comme avant, "pour donner la priorité à la croissance plutôt qu’à la sûreté".

"Il y avait des conflits d’intérêts entre ce qui était bon pour le public, et ce qui était bon pour Facebook", a insisté Frances Haugen, et le groupe, "une occasion après l’autre, choisissait de privilégier ses intérêts, c’est-à-dire faire plus d’argent".

Facebook entre intérêt financier et éthique

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