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L'agenda Ciné

Black Phone... Noir c’est noir

19 juin 2022 à 22:01Temps de lecture2 min
Par L'Agenda Ciné

Nous sommes en 1978 dans une petite ville au nord de Denver dans le Colorado. Finney Shaw, 13 ans, vit avec sa jeune sœur Gwenn et son père, un homme irascible, alcoolique et violent. Bon élève, sa timidité et sa sensibilité en ont fait la cible de trois petites frappes de son école qui régulièrement s’emploient à le harceler. Pour le défendre, il peut compter sur Robin, un camarade de classe qui lui ne s’en laisse pas compter. Mais ce dernier, comme plusieurs enfants avant lui, est kidnappé par celui qui depuis plusieurs mois terrorise les habitants : un homme surnommé l’Attrapeur (The Grabber), portant un masque de diable et annoncé de ses futures victimes par des ballons noirs.

C’est aujourd’hui au tour de Finney d’être enlevé et enfermé à double tour dans ce sous-sol insonorisé où les autres enfants ont été séquestrés puis ont disparu.

Fixé dans le béton de cette cave aux murs décatis, un téléphone noir hors d’usage se met soudainement à sonner…

© Tous droits réservés

L’enfer de l’enfance

On doit à Scott Derrickson, L’Exorcisme d’Emily Rose en 2005, le très remarqué Sinister (déjà avec Ethan Hawke) en 2012, considéré comme " le film le plus effrayant de tous les temps " et deux ans plus tard de Délivre-nous du mal. Passé par l’Univers Cinématographique Marvel (le MCU) en signant en 2016 la réalisation de Docteur Strange, le réalisateur américain revient avec Black phone à son domaine de prédilection, le film d’horreur, en adaptant la nouvelle éponyme de Joe Hill, qui n’est autre que le fils de Stephen King !

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À l’école ou à la maison, la violence fait partie du quotidien de Finney et de sa sœur Gwenn. Mais tous les deux savent qu’ils peuvent et qu’ils pourront toujours compter l’un sur l’autre. Gwenn, quand ses rêves visionnaires, pouvoir hérité de sa mère suicidée, lui valent les coups de ceinture de son père et Finney quand des élèves de son école s’acharnent sur lui.

Une violence qui monte d’un cran quand ce maniaque rôdant dans les rues à l’affût de sa prochaine proie, s’en prend à Finney.

Terrorisé, le gamin va pouvoir bénéficier de l’aide inattendue de tous ces enfants disparus qui au téléphone vont chacun à leur tour lui prodiguer des conseils pour sortir des griffes de son ravisseur… eux qui n’ont pas eu cette chance, mais qui n’entendent pas en rester là ! Et bien sûr de sa sœur venue en soutien de la police après avoir bravé l’interdit de son père.

Recréant à merveille l’ambiance des années 70 dans une banlieue plutôt banale, comme il en existe tant aux États-Unis, et en nous attachant en quelques scènes à ses personnages, Scott Derrickson pose les bases d’un film particulièrement efficace, tout à fait crédible et prenant, qui marie avec agilité horreur, suspens et fantastique.

N’en faisant jamais trop dans ses effets horrifiques, le film bénéficie de la composition d’Ethan Hawke (il est parfait !) qui bien que masqué, distille en permanence une sensation de malaise poisseux terriblement inquiétante. Face à lui on reste bluffé par la prestation de Mason Thames (Finney) et de Madeleine McGraw (Gwenn) remarquablement dirigés et formidables d’intensité.  

Black phone est un film à ne pas rater… courrez le voir !

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