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Bientôt des patchs et bracelets anti-Covid dans notre quotidien ?

Bientôt des patchs et bracelets anti-Covid dans notre quotidien ?

Aujourd'hui certaines sociétés développent des applications et des appareils sui servent à contrôler si vous présentez des symptômes au Covid pour éventuellement vous écarter de lieux où on veut se prémunir de la diffusion du virus. C’est ce qu’on appelle la Covid Tech.

L'idée rappelle un peu - dans une moindre mesure - le film "Bienvenue à Gattaca" qui dépeint un monde où l'eugénisme est monnaie courante et les humains contrôlés au moyen de leur ADN. Un monde où pour accéder à certaines professions, prendre l’avion ou côtoyer certaines personnes, il faut donner une petite goutte de sang, ensuite contrôlée par une machine qui en fonction du résultat, vous permet ou non de passer le tourniquet.

De quels types d'appareils s'agit-il ?

La start-up BioIntellissense a par exemple créé le BioButton, similaire à un patch anti-tabac, de la taille d’une pièce de monnaie et à coller sur le torse. Il mesure jusqu’à 1.400 fois par jour la température corporelle, le rythme cardiaque et le rythme respiratoire de celui ou celle qui le porte. La start-up assure que ça permet de déceler les premiers signes du Covid.

Ce Biobutton est-il déjà commercialisé ? Qui l’utilise ?

L’Université d’Oakland, en Californie est l'une des premières à en avoir commandé et demandé à ses étudiants et à son personnel enseignant de s’équiper de ces patchs. L’idée est de détecter au plus vite les personnes infectées et de les écarter. Tous les matins, les profs ou les étudiants reçoivent un message : "cleared", ils peuvent passer, "not cleared", ils ne peuvent pas pénétrer sur le campus. Le patch est aussi équipé d’une connexion bluetooth pour prévenir les personnes qui ont été en contact rapproché pendant plus de 15 minutes. C’est le même principe que l’application Coronolart, qui est utilisée ici en Belgique.

Un dispositif qui pose question au niveau de la protection de la vie privée

Le débat est similaire à celui qu'il y a eu en Belgique autour de Coronalert. La différence avec le BioButton c’est que cette technologie est utilisée par des organisations publiques ou privées pour contrôler leurs implantations. A l’université d’Oakland, l'apparition de cette technologie a provoqué une vague de contestation. Conséquence, la technologie est passée d'obligatoire à optionnelle.

Certaines entreprises semblent très intéressées par la Covid tech

La société pharmaceutique GSK teste un capteur développé par la société Microshare. Elle a équipé les collaborateurs de son usine en Malaisie. L’idée, c’est de contrôler leurs aller et venues et de vérifier qu’ils ne passent pas plus de 15 minutes à proximité l’un de l’autre. Si les données de localisation montrent qu’une personne infectée a passé du temps à un endroit bien spécifique, la société peut aussi décider de nettoyer cet endroit de manière plus approfondie.

Est-ce que ces Covid tech pourraient servir à relancer certains secteurs d’activité ?

C’est évidemment ce que promettent les entreprises actives dans ce nouveau créneau. On pense à un secteur comme l’événementiel. Certains proposent de relancer des événements, moyennant le port de ces petits appareils connectés. Après le masque obligatoire, on aura peut-être le patch obligatoire.

 

 

 

 

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