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C'est vous qui le dites

Benoît Poelvoorde se plaint qu’on ne peut plus faire de blague sur personne : a-t-il raison ?

Benoît Poelvoorde se plaint qu’on ne peut plus faire de blague sur personne : a-t-il raison ?

Benoît Poelvoorde se plaint qu’on ne peut plus faire de blague sur personne. Dans la Dh, à l’occasion de la sortie du film " Mystère à Saint-Tropez ", il répond à une interview dans laquelle il est questionné sur l’humour aujourd’hui. Voici ce qu’il dit : " On ne peut plus faire de blague sur personne. Tout le monde se sent tout de suite blessé, agressé, on est dans une société de la parano permanente. On ne peut plus dire de mal de personne ni en rire, parce qu’il faut suivre les codes ".

Il a raison ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

Kali9 – Getty Images

"La nouvelle génération est choquée et frustrée pour un rien"

Christine, une auditrice originaire de Sint-Pieters-Leeuw, est intervenue à ce sujet sur notre antenne : "J’ai grandi dans les années 90, c’était une autre génération où on pouvait rire de tout. Je reprends les exemples d’humoristes tels que Michel Leeb, Jean-Marie Bigard, Anne Roumanoff, Coluche, Murielle Robin, … Beaucoup faisaient de l’humour noir et on rigolait avec eux."

Dans les années 90, ça ne blessait pas, on ne réfléchissait pas aux mots et on avait vraiment une autre idée de la vie.

"Aujourd’hui, la nouvelle génération est choquée et frustrée pour un rien, que ce soit dans les chansons, les sketchs ou films. Il y a des scènes filmées dans les années 90 qui ne passeraient plus de nos jours. Je regrette cette époque et je plains la jeunesse."

YinYang – Getty Images

"Faire la distinction entre rire et rire de quelqu’un"

Depuis Waremme, Thibaut n’est pas du même avis : "En tout temps, on s’est moqué de la même catégorie de personnes et je pense que ces gens étaient peut-être déjà blessés à l’époque. Mais maintenant, avec internet, ils ont trouvé un moyen d’expression et l’utilisent pour faire passer leur ressenti. J’ai beaucoup de respect pour Benoît Poelvoorde et j’aime son travail, mais je trouve ça un peu ironique de dire qu’on ne peut plus faire de blague alors qu’il continue à être interviewé et à passer à la télé. Selon moi, il faut faire la distinction entre rire (satire) et rire de quelqu’un. Le fait que les personnes qui ont été blessées puissent s’exprimer, ça permet d’évoluer intellectuellement d’un point de vue humoristique."

Klaus Vedfelt – Getty Images

"Dès qu’on arrive à un sujet où les gens pourraient s’identifier, ça dérange"

Le dernier débat de la semaine se clôture à Jupille avec Patricia : "Je pense qu’on doit peser ses mots et se mettre des limites, car il n’y a plus de second degré, tout le monde prend tout au mot. C’était plus facile avant : personne ne se sentait viser, on pouvait rire de tout. Maintenant, dès qu’on dit quelque chose, c’est mal pris, on fait des polémiques pour tout. Il y a aussi beaucoup d’hypocrisie, les gens rient pour beaucoup de choses, mais dès qu’on arrive à un sujet où ils pourraient s’identifier, ça les dérange."

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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