RTBFPasser au contenu
Rechercher

Culture & Musique

Ben Harper fait groover le rock à Forest National !

Ben Harper and the Innocent Criminals
19 oct. 2016 à 11:21 - mise à jour 19 oct. 2016 à 11:21Temps de lecture2 min
Par François Colinet

A nouveau entouré de ses Innocent Criminals, le Californien a montré toute l’étendue de sa palette artistique, au départ d’un son très rock qui a enchanté le public.

Pour sa dernière visite, il s’était mis à nu pendant 2h30 d’un set acoustique qui restera à jamais parmi les plus beaux moments de notre vie musicale. Le contraste était donc assez saisissant avec ce qu’on a vécu ce mardi à Forest.

Trop heureux de retrouver sur scène la maestria de ses complices de (presque) toujours, il a cette fois-ci appuyé sans compter sur les pédales électriques et tourné les boutons des amplis. Alors, évidemment, le béton forestois sonne trop souvent comme une soupe indistincte de décibels, bien loin de l’écrin ouaté du Cirque Royal. Mais, rester sur cet éternel regret nous aurait empêché de goûter aux nombreux plaisirs que cette soirée recèle. A commencer par un fameux retour en arrière !

Un programme pour les fans

En ouvrant avec "Oppression" et "Diamonds on the inside", on comprend vite que ces 2h15 de show vont balayer l’ensemble de la discographie du maitre. En s’attardant sur le deuxième album puisqu’on aura entre autres droit à "Fight for your mind", au groovy "Excuse Me Mister" et au soleil reggae de "Burn one down". Car, pour Ben et ses amis, le rock se nourrit de multiples influences et, même si ils prennent un malin plaisir à monter le son, les décibels ne sont jamais gratuits.

La maitrise des musiciens nous impressionne de bout en bout. La performance de Leon Mobley aux percussions est aussi énorme que son sourire. Alors que Juan Nelson à la basse pourrait emmener la salle à lui tout seul tellement il en impose derrière ses quatre cordes. Mais, le plus impressionnant est encore le plaisir manifeste qu’ils ont à jouer ensemble. Ce ne sont pas des morceaux mais des marathons, des batailles d’instruments. Surtout, des occasions de faire la fête, comme cette reprise de "Under Pressure" de Bowie et Queen.  C’est pour vivre des moments comme ceux-là que l’on vient au concert !

Cela faisait longtemps que l’on n’avait plus vu cette salle dans une telle ébullition, consciente d’assister à une performance de choix, malgré les lourdeurs du son. Lourdeur adoucie par "Waiting on an angel", seul à la guitare face à l’immensité. Un dernier rappel qui suspend le temps et qui aurait pu durer l’éternité…

François Colinet

Sur le même sujet

26 nov. 2021 à 09:34
Temps de lecture1 min
16 avr. 2018 à 09:49
Temps de lecture2 min

Articles recommandés pour vous