Belgique

"Davantage de personnes vont bénéficier du tarif social élargi" assure Georges Gilkinet

L'invité: George Gilkinet, vice-premier ministre et ministre de la Mobilité

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13 sept. 2022 à 07:01 - mise à jour 13 sept. 2022 à 07:19Temps de lecture3 min
Par Alice Dulczewski avec Thomas Gadisseux

Les Verts sont au cœur des débats sur l’énergie, la mobilité… Comment vont-ils tenter de faire bouger les lignes en pleine tempête ? Georges Gilkinet, ministre fédéral de la Mobilité (Ecolo) et Vice-Premier, était l’invité de Matin Première.

La crise énergétique est là pour durer. Dans ce contexte, qui va pouvoir bénéficier du tarif social élargi, ce tarif avantageux pour le gaz et l’électricité ? "Davantage de personnes vont en bénéficier", assure Georges Gilkinet, "la classe moyenne souffre et on ne laissera pas les citoyens dans les difficultés". Le ministre fédéral de la Mobilité ne donne pas de chiffre, pas de plafond de revenus, mais assure : "Ce sera beaucoup plus qu’aujourd’hui."

Il ajoute : "La mesure est déjà très efficace, elle protège un cinquième des Belges, soit deux millions de Belges. Mais les tarifs ne font qu’augmenter. Il faut protéger davantage de personnes, celles pour lesquelles l’indexation automatique des salaires ne suffit pas pour compenser les prix de l’énergie." Dans ce contexte, "on essaie de cibler la classe moyenne et il y a un consensus au sein du gouvernement fédéral. Nous poussons dans ce sens : il faut élargir ces aides."

Blocage des prix

En parallèle à cette question autour des aides pour la classe moyenne, il y a un débat sur le blocage des prix au niveau européen. "Face à l’ampleur de la crise, on n’y arrivera pas avec une seule mesure ou un seul niveau de pouvoir", souligne Georges Gilkinet. "La première ligne de défense est européenne : on plaide depuis le mois de février pour un prix maximal pour l’énergie sur le marché européen", explique-t-il. "La deuxième ligne de défense, c’est faire en sorte que les surprofits réalisés par le secteur de l’énergie reviennent aux Etats de façon qu’ils puissent les redistribuer. Enfin, le troisième volet est d’accélérer la transition pour nous rendre indépendants de ces énergies qu’on doit acheter à Poutine, au Qatar…"

Par rapport au blocage des prix, "les lignes bougent", assure Georges Gilkinet, "l’ensemble des Etats rejoignent aujourd’hui la Belgique mais ça prendra encore quelques jours/semaines".

60% de l’enveloppe bien-être ?

Dans ce contexte de crise, le banc patronal plaide pour une application de seulement 60% de l’enveloppe bien-être. Cette enveloppe permet d’augmenter les allocations sociales, les pensions. La FEB demande que cet argument puisse servir aux entreprises. Mais pour Georges Gilkinet, "la FEB est à côté de la plaque". "Il est hors de question de faire payer la crise aux travailleurs ou aux allocataires. C’est tout le contraire qu’il faut faire, il faut aider les plus fragiles de la même manière qu’il ne faut pas toucher au système d’indexation automatique des salaires", dit le ministre de la Mobilité. Il est donc "hors de question, pour les écologistes, de ne pas attribuer 100% de l’enveloppe bien-être."

Trains : de fortes réductions pour les jeunes ?

En tant que ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet est également revenu sur la question des transports en commun. Il s’agit d’une "partie de la solution", assure-t-il. Pour cette raison, "nous travaillons sur un renforcement du service. Ça signifie plus de trains et des services accessibles."

"La plupart des travailleurs bénéficient déjà d’un remboursement de 100% de leurs trains et il y a des gratuités pour les enfants. Je veux élargir ça aux jeunes," assure-t-il. Concrètement, "nous voulons que les jeunes jusqu’à 26 ans puissent bénéficier de réductions très fortes, le plus rapidement possible. Et nous voulons diminuer les tarifs pendant les périodes creuses. Les tarifs sont déjà attractifs mais nous devons encore renforcer le train comme colonne vertébrale de la mobilité de demain."

Le ministre de la Mobilité s’est aussi encore prononcé sur le survol de Bruxelles. Il avance cette semaine de nouvelles propositions. "On va empêcher les avions les plus bruyants d’arriver ici et on va décourager les compagnies de voler tôt le matin, tard le soir. Tout ça, ça va se traduire dans des normes, dans la tarification des services aéroportuaires, nous y travaillons", assure-t-il tout en soulignant : "Il y a un élément que je ne peux pas changer : la situation géographique d’un aéroport situé trop proche d’une zone densément peuplée."

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