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Barock Never Dies : Emerson, Lake and Palmer et Aaron Copland en Fanfare

Barock Never Dies : Emerson, Lake and Palmer et Aaron Copland en Fanfare
07 juin 2021 à 11:452 min
Par Vanessa Fantinel

Grandeur, grandiloquence, gloire nationale, fierté patriotique et défense des libertés ! Et ça commence bien sûr aux Etats-Unis. " As we begin the final stages of this fight to the death between the free world and the slave world, it is worthwhile to refresh our minds about the march of freedom for the common man. " L’auteur de ces mots est Henry Wallace, vice-président américain de 1941 à 1945, c’est un extrait du discours prononcé le 8 mai 1942. C’est-à-dire 5 mois, pratiquement jour pour jour, après l’attaque de Pearl Harbor qui a précipité les Américains dans la Seconde guerre mondiale. Il explique qu’il faut se battre pour vaincre et rester libres. Et ce discours porte un titre : ''The Century of the Common Man'' le siècle de l’homme ordinaire.

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Cette musique parle de combat, de bravoure et elle raconte qu’on est grands et forts et qu’on ne va pas se laisser faire ! C’est la musique d’un grand compositeur américain, Aaron Copland – et cette musique il l’a appelée ''Fanfare for the Common Man'', la fanfare pour l’homme ordinaire. L’homme ordinaire parce que c’est lui qui accomplit généralement tout le sale boulot sur le champ de bataille – et 'fanfare' parce qu’à force d’accomplir ce sale boulot, il mérite bien, au fond, qu’on lui fasse un peu la fête au son d’une fanfare. Elle répond à la commande d’un chef d’orchestre qui avait invité plusieurs compositeurs à écrire des fanfares pour glorifier les combattants et, surtout, leur donner l’espoir de la victoire. C’était une manière de soutenir les soldats américains qui avaient bien besoin d’un peu de réconfort à ce moment-là. Et si je viens à vous parler de Copland, de l’Amérique et de Pearl Harbor, c’est parce que cette œuvre, magistrale et majestueuse, a été adaptée par un groupe de rock, magistralement, majestueusement :

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Vous avez bien entendu : c’est la même musique. Keith Emerson, grand sorcier du clavier, passionné de musique classique et membre de Emerson, Lake & Palmer (ELP pour les intimes) – est à l’origine de l’idée, il a transposé l’œuvre d’Aaron Copland pour que le clavier devienne l’instrument principal à la place des cuivres et des percussions. Greg Lake est venu greffer là-dessus un petit motif à la basse et Carl Palmer a intercalé sa batterie. Et bim, ils tenaient un single. C’était en 1977. Cette chanson a été un hit comme on dit, on la trouve sur l’album " Works Volume 1 " de Emerson, Lake & Palmer – la version album dure à peu près 9 minutes, comme l’œuvre classique, mais pour les radios elle a été ramenée à 3 minutes. En gardant bien sûr le meilleur, le clin d’œil, la signature : c’est-à-dire la géniale introduction au clavier qui transpose les cuivres de la version originale !

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