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« Baal » de Bertolt Brecht. Enivrez-vous sans trêve ! au Théâtre Varia

© Simon Gosselin

Le metteur en scène Armel Roussel est de retour au Théâtre Varia avec sous le coude une œuvre de jeunesse de Bertolt Brecht. " Baal " brosse le portrait d’un jeune poète qui vit selon ses propres règles dans une soif irrépressible de liberté. L’alcool pour exutoire. Représentations jusqu’au 2 décembre au Théâtre Varia.

Personnage magnétique, Baal séduit presque autant qu’il dérange. Ce texte entamé au lendemain de la première guerre mondiale n’aura jamais cessé d’occuper l’esprit de son auteur. Bertolt Brecht n’a que vingt ans lorsqu’il entame l’écriture de sa première pièce. Il imagine un jeune poète anticonformiste. " Baal " vit selon ses propres règles, en dehors de toutes contraintes sociales et dans une soif irrépressible de liberté. Personnage de la marge, Baal voyage de cercle en cercle, provoque l’admiration autant que le dégoût.

On pense à Baudelaire mais il y a aussi du Rimbaud, du Villon dans ce personnage. Poète louvoyant, titubant, Baal trouve son exutoire dans l’alcool. Il est saoul du matin au soir et de cette ivresse destructrice, émerge une poésie fascinante.

" Baal " - A moi l’ivresse !

La pièce a été remodelée à plusieurs reprises. Armel Roussel choisit de mettre en scène la deuxième version du texte écrite en 1919. Les personnages de l’œuvre évoluent au centre d’un bar, derrière un comptoir kilométrique dans une mise en scène – qui est à l’image du texte – dépouillée et brutale.

" Baal essaye à travers son écriture d’accorder le réel à sa propre fantasmatique. Cette fantasmatique a peu de limites. Le fait qu’il soit dans une liberté permanente crée une forme d’attractivité. L’alcool est très présent mais au fil du spectacle, on ne joue pas le même alcool, on ne joue pas la même ivresse. "

Entretien avec Armel Roussel autour du spectacle "Baal"

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