Cyclisme

Avec moins de vent, peut-on revoir un sprint massif à Gand Wevelgem ?

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Après des éditions très venteuses et agitées, le 84ème Gand-Wevelgem de ce dimanche s’annonce, sur papier, un peu plus calme. Tout profit pour les purs sprinteurs ? Ils seront nombreux au départ, mais combien pourront digérer le Mont Kemmel et les 'Plugstreets' ?

Comme l’an dernier, le départ de ce Gand-Wevelgem sera donné depuis… la Grote Markt d’Ypres. Le parcours sera similaire à l’édition 2021, avec donc un peu plus de 248 km à avaler et la dernière montée du Mont Kemmel placée à un peu plus de 30 km de l’arrivée.

Cette classique a longtemps été considérée comme le championnat du monde des sprinteurs. Mais depuis quelques années, les organisateurs ont choisi d’ajouter un peu de piment avec deux décisions fortes : rapprocher le Mont Kemmel de l’arrivée et faire passer le peloton sur des chemins en gravier. En hommage aux victimes de la Première Guerre mondiale tombées dans la région, Gand-Wevelgem emprunte les 'Plugstreets' depuis 2017. Pour l’instant, ces routes non asphaltées n’ont jamais fait la différence, la course ne s’est jamais jouée dans ces 'Plugstreets'. Par contre, les différentes bosses et le nouveau positionnement du Mont Kemmel ont permis de durcir la course et d’éviter une arrivée avec un important peloton.

Mais plus encore que les routes utilisées, l’acteur majeur de cette classique flandrienne c’est le vent. Quand il souffle et balaie la région, ses rafales provoquent cassures, bordures et échelons. Notamment dans le coin des 'Moeren', une zone très exposée et donc stratégique. Ces dernières années, deux éditions ont particulièrement marqué l’esprit. La victoire de Luca Paolini en 2015 et celle d’Alexander Kristoff en 2019.

Gand - Wevelgem 2015 : Victoire de Luca Paolini

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La météo présente toujours un caractère imprévisible mais cette fois, Éole ne sera probablement pas au rendez-vous. Les prévisions annoncent en effet un vent assez faible, et on ne devrait pas revivre une édition aussi folle. De quoi ravir les purs sprinteurs qui ne souhaitent qu’une seule chose : dérouler une course fermée et cadenassée pour ensuite faire brûler les cuisses et s’expliquer dans les 300 derniers mètres.

Plusieurs équipes miseront en priorité sur une arrivée massive. Alpecin-Fenix aligne par exemple Tim Merlier et Jasper Philipsen. Quick Step-Alpha Vinyl vient avec Fabio Jakobsen. Et on peut encore ajouter des noms comme Dylan Groenewegen, Arnaud Démare, Pascal Ackermann, Alexander Kristoff ou même le jeune Arnaud De Lie chez Lotto Soudal.

Pour une autre partie du peloton, la mission sera de durcir la course pour lâcher ces garçons très rapides. On pense aux Jumbo-Visma de Wout van Aert, à la Trek-Segafredo de Mads Pedersen et Jasper Stuyven, ou encore au vainqueur de Milan-Sanremo : Matej Mohoric.

Sans le vent, sur papier, les chances des purs sprinteurs augmentent. Mais les pentes très raides du Mont Kemmel, elles, seront bien là. Pour gagner, il faudra digérer ce passage et compter sur des équipiers pour bien gérer les 30 derniers kilomètres. La probabilité d’assister à un sprint massif existe, mais tout dépendra de cette fameuse maxime chère au peloton : 'ce sont les coureurs qui décident de la course'.

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