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Regions Hainaut

Avec la crise sanitaire, la situation des autocaristes est de plus en plus compliquée

Avec la crise sanitaire, la situation des autocaristes est de plus en plus compliquée
20 déc. 2021 à 16:421 min
Par Hugues Decaluwé, Alexis Gonzalez

S’il est un secteur touché de plein fouet par cette longue crise sanitaire, c’est celui des entreprises d’autocars. 320 sociétés et 12.500 travailleurs ne voient pas le bout du tunnel. Confronté aux annulations, aux départs de chauffeurs vers d’autres métiers et aux mensualités difficiles à honorer, le secteur plaide pour des mesures d’aide supplémentaires.

Près de Couvin et de la botte du Hainaut, il n’y a pas un jour où Géry Bourdon, patron d’une société de cars, ne barre une réservation dans son carnet. Et cela dure depuis des semaines : "Depuis le mois d’octobre, ce sont toutes des annulations qui se succèdent les unes après les autres. Principalement les écoles : classes vertes ou de dépaysement. Tous nos marchés de Noël ont été impactés également."


Pour Adrien Bourdon et pour tous ses collègues chauffeurs, le travail se fait rare : "Il y a pas mal de collègues qui ont trouvé d’autres solutions ou d’autres boulots. Malheureusement, on a perdu quelques collègues et, le jour où cela reprendra, est-ce qu’ils reviendront ?"

Face à la situation et aux restrictions imposées, c’est tout un secteur qui demande de nouvelles aides. Kim Taylor, le porte-parole de la fédération des autocaristes belges, est on ne peut plus clair : "Nous plaidons, en tant que fédération, pour continuer le soutien qui est primordial aux entreprises d’autocars lourdement touchées et aussi envisager un soutien supplémentaire."

Sans ces aides, Géry Bourdon est persuadé que pas mal de professionnels du secteur ne survivront pas.

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