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Avec 30% de chiffre d’affaires en moins, le secteur de la vente en vrac est en crise

13 sept. 2022 à 05:57Temps de lecture1 min
Par Valentin Lecocq

Les magasins sans emballage ont des difficultés. Selon les chiffres de Consom Action, le réseau des professionnels pour une consommation zéro déchet, le secteur a observé cette année une baisse de 30% de son chiffre d’affaires.

Pourtant, les magasins zéro déchet étaient sortis gagnant de la crise du coronavirus. Mais depuis lors, leur situation a évolué défavorablement. "Après la crise du Covid-19, les consommateurs sont très vite retournés à leurs anciennes habitudes de consommation. Les personnes ont fait des choix qui n’étaient pas liés à la consommation. Ils ont préféré investir dans leurs vacances ou dans d’autres activités, car ils avaient été cloisonnés pendant très longtemps. À cela, il faut aussi ajouter les différentes crises liées à la guerre en Ukraine et la hausse des prix de l’énergie qui ont refroidi les consommateurs à acheter des produits vendus en vrac", explique Sylvie Drouan, directrice de Consom Action.

 

Des coûts fixes qui explosent

En parallèle de la perte du chiffre d’affaires, le secteur doit aussi faire face à une augmentation des coûts fixes : loyers indexés, factures énergétiques qui explosent, augmentation du prix des matières premières.

Christophe Mégali possède une épicerie zéro déchet à Ransart, dans la banlieue de Charleroi. Il est aujourd’hui au bord de la faillite. "Ma trésorerie est en train de fondre. J’ai dû sortir certains produits de mon assortiment. Par exemple, des produits qui viennent d’Ukraine ou de Russie, comme les pignons de pin qui ont doublé de prix. C’est devenu impayable", affirme-t-il.

Pour limiter la casse, le secteur demande notamment au gouvernement fédéral une baisse de la TVA sur les produits vendus en vrac.

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