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AVC: une technique révolutionnaire pour réduire les risques de séquelles

AVC: une technique révolutionnaire pour réduire les risques de séquelles
03 janv. 2015 à 10:12 - mise à jour 03 janv. 2015 à 10:581 min
Par RTBF

Cent quatre-vingt secondes après le déclenchement d'un AVC, les neurones meurent en masse, privés d'oxygène. Ils sont 2 millions à mourir asphyxiés toutes les minutes. Une course contre la montre s'engage alors pour les médecins : il faut à tout prix limiter les séquelles.

"C'est principalement des problèmes de mobilité d'un bras ou d'une jambe qui arrivent extrêmement brutalement, explique le docteur Pierre Goffette, neurologue aux cliniques universitaires Saint-Luc. C'est un trouble du langage, une aphasie, on ne sait plus parler, car on a ischémié, c'est-à-dire qu'il n'y a plus de sang qui passe dans le territoire cérébral responsable du mouvement d'un bras ou d'une jambe."

La plupart du temps, le traitement est chimique : la thrombolyse veineuse, qui vise à dissoudre la boule, le caillot. Mais il existe aujourd'hui une technique mécanique, appelée la thrombectomie veineuse, qui peut se combiner et double la proportion de personnes qui s'en sortiront par exemple sans déficit moteur.

"Nous arrivons actuellement à 40 à 45% de patients qui vont sortir sans séquelle, contre 15 à 20% avec le traitement conventionnel."

Le neuroradiologue insère un cathéter dans l'artère fémorale et remonte le cheminement artériel par la carotide pour aller physiquement enlever le caillot.

Cette intervention dure une heure et coûte pour l'instant 8000 euros; ce sont les hôpitaux qui payent la facture en attendant que la technique soit reconnue et prise un jour en charge par l'INAMI.

Les AVC touchent 20 000 Belges par an et constituent la première cause de handicaps physiques et deuxième cause de démence après la maladie d'Alzheimer.

Françoise Baré

Lutte contre les AVC

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