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Autotests hebdomadaires à l’école ? "Une recommandation, pas une obligation", selon Bénédicte Linard

L'invité de Matin Première

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10 janv. 2022 à 07:45 - mise à jour 10 janv. 2022 à 08:432 min
Par A.T. sur base d'une interview de Thomas Gadisseux

Ministre de l’Enfance et de la Santé, de la culture, vice-présidente… Bénédicte Linard occupe différents plusieurs portefeuilles au sein du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Invitée de Matin première, la ministre Ecolo aborde la question du protocole sanitaire pour les enfants ainsi que l’arrivée d’un baromètre de gestion de la crise covid qui concernerait aussi le secteur culturel.

À la suite du dernier CIM Santé, les différentes autorités de ce pays recommandent "vivement" aux parents de faire passer un autotest à leurs enfants en âge scolaire à partir du dimanche 9 janvier, et de répéter cette démarche une fois par semaine.

Une recommandation n’est pas une obligation ", explique Bénédicte Linard ce lundi au micro de Thomas Gadisseux. Pour l’instant, ce sont les parents qui paient s’ils veulent faire tester leur enfant avant la rentrée.

La ministre ajoute : " La question de l’obligation viendra à un moment donné et on abordera aussi le coût. Est-ce pertinent d’avoir des autotests répétitifs pour tous les élèves ou pour une partie des élèves ? Est-ce possible au niveau organisationnel ? "

Même si de nombreuses questions demeurent en Fédération Wallonie-Bruxelles comme dans les autres entités fédérées sur les autotests, la ministre défend la recommandation : " Il y a cette recommandation car on a eu 3 semaines de vie en famille. C’est important que chacun et chacune puisse venir en toute sécurité à l’école ".

Selon le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, le gouvernement a dépensé 200 millions d’euros ces trois derniers mois seulement pour les tests PCR. Il appelle ses collègues des autres entités à contribuer aussi, notamment la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Bénédicte Linard réplique : " La question ne se pose pas en ces termes aujourd’hui. Avant même que l’obligation des autotests soit sur la table, il y a d’autres questions à se poser dont le coût, mais pas seulement. "

Baromètre et secteur culturel

Un baromètre pour gérer la crise covid à l'évenir est en préparation et Bénédicte Linard s'en réjouit : " C’est vraiment important pour le monde culturel, mais pas seulement, d’avoir un outil de prévisibilité. Il ne doit néanmoins pas être figé, parce que le virus peut changer et que les situations peuvent varier de mois en mois. Il va y avoir des festivals cet été, il faut que les concernés sachent aujourd’hui comment ils vont s’organiser. "

La ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles voit un autre atout avec ce baromètre qui est censé voir le jour : " Permettre ne plus fermer la culture puisqu’en fonction de l’évolution de l’épidémie, on saura vers quoi on peut aller et ce qui sera mis en place pour le public. "

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