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Economie

Augmentation des prix du carburant : les pompistes craignent de devoir fermer

Augmentation du prix des carburants : les pompistes craignent la fermeture

Depuis l’escalade militaire en Ukraine, les prix des carburants s’envolent. Une situation compliquée pour les automobilistes, mais aussi pour les négociants et les gérants de pompes à essence. Ces derniers ont du mal à gagner leur vie. En cause: le principe du prix maximum. La Belgique est l’un des derniers pays en Europe à appliquer ce contrôle des prix.

Un risque de fermeture

Comment fonctionne ce principe du prix maximum ? Tout d’abord, les compagnies pétrolières vendent leurs carburants aux distributeurs selon le coût du marché. Du côté des distributeurs, ils sont soumis à un prix maximum de vente imposé par les autorités fédérales et calculé sur la base des cotations des produits pétroliers sur les marchés internationaux. Le prix du carburant est plafonné pendant un délai de sept jours et ne s’aligne donc pas sur une flambée du marché.

Les pompistes ne peuvent donc vendre leur essence à un prix plus élevé que celui fixé par les autorités. Résultat: les distributeurs achètent aux compagnies pétrolières du carburant à un prix plus élevé que le prix de vente maximal. Certains pompistes risquent ainsi de vendre leurs produits à perte.

"On a encore un peu de stock pour tenir le coup avec le prix maximum d’aujourd’hui. Mais d’ici à quelques jours, on va devoir recharger les cuves. Et à ce moment-là, on va devoir acheter du produit plus cher que le prix de vente. Si on n’a pas une augmentation de ce prix maximum dans les prochains jours, il ne sera plus possible de vendre le produit car nous allons vendre à perte. Donc, on ne pourra plus couvrir nos frais de fonctionnement", explique John Schurmann pompiste à Eghezée.

Face à cette situation, lui et ses collègues craignent d’être dans l’obligation de devoir fermer leurs stations-service.

Supprimer le seuil des 7 jours

Du côté de la Fédération belge des négociants en combustibles et carburants (Brafco), les autorités fédérales doivent d’urgence revoir la formule. "On demande la suppression du facteur k qui est un facteur technique limitatif de l’augmentation. Deuxièmement, on demande, pour tous les carburants, la suppression temporaire du seuil des sept jours précédant les augmentations", réclame Olivier Neirynck, directeur technique de Brafco.

Les cabinets des ministres fédéraux de l’Economie et de l’Energie nous informent que des réunions techniques ont lieu cette semaine afin de trouver une solution.

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