Climat

Auckland est la grande ville la plus spongieuse au monde. Mais qu'est-ce que cela veut dire ?

© Mark Meredith

26 mars 2022 à 10:30Temps de lecture2 min
Par RTBF avec AFP

La résilience des grandes villes face aux changements climatiques passera par davantage d'espaces verts et moins de béton, selon un rapport du bureau d'études Arup.

Auckland serait ainsi aujourd'hui la mieux préparée à absorber correctement des pluies torrentielles et ce, grâce à ses nombreux parcs et étendues d'eau.

Les sols les plus aptes à absorber les pluies intenses

Parmi les pires menaces liées au changement climatique figure la multiplication des pluies intenses. Mais les grandes villes y sont-elles préparées ?

Arup a analysé la qualité des sols de sept grandes métropoles réparties aux quatre coins du monde : Auckland (Nouvelle-Zélande), Londres (Angleterre), Mumbai (Inde), Nairobi (Kenya), New York (États-Unis), Shanghai (Chine) et Singapour.

Dans l'état actuel des choses, c'est la ville néo-zélandaise qui apparait comme la mieux préparée à absorber ces fortes précipitations.

À Auckland, la moitié de la zone étudiée était constituée d'espaces verts ou bleus (eau), ce qui explique sa note élevée.

Au-delà de cette simple étude, Arup souhaite sensibiliser les villes sur les moyens de lutter contre ces phénomènes naturels de plus en plus récurrents.

Shanghai et Londres nettement moins armées

Dans chacune de ces villes, un échantillon de 150 km² a été étudié afin de juger de leur capacité à absorber convenablement de fortes pluies.

Par rapport à la capitale néo-zélandaise, Shanghai ou Londres sont des villes beaucoup plus "bétonnées", surtout dans leur centre. Londres est d'ailleurs la moins bien  préparée du panel.

Entre les deux, New York possède le type de sol le plus perméable des villes étudiées et de nombreux espaces verts (autres que Central Park).

Auckland affiche ainsi un taux de 35% de sols spongieux devant Nairobi (34%), Singapour, Mumbai et New York (30%). Suivent Shanghai (28%) et Londres (22%).

Plutôt que du béton, des solutions inspirées de la nature

A l'avenir, les grandes villes vont donc devoir apprendre à déployer des solutions basées sur la nature plutôt que de continuer à "bétonner". Même les villes les plus "spongieuses" doivent chercher à s'améliorer et travailler avec la nature pour offrir une résilience maximale.

Le terme de "ville-éponge" a été inventé en 2013 par le professeur Kongjian Yu, de l'Université de Pékin, afin de décrire ces villes qui travaillent avec la nature pour absorber correctement l'eau de pluie au lieu d'utiliser du béton pour la canaliser.

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