Cuisine

Au Royaume-Uni, l'English breakfast victime d'une pénurie d'oeufs

Au Royaume-Uni, l'English breakfast victime d'une pénurie d'oeufs.

© Lilyana Vinogradova

21 nov. 2022 à 11:30Temps de lecture1 min
Par RTBF avec ETX

Entre inflation et pénurie d'oeufs, le traditionnel petit déjeuner coûte de plus en plus cher à préparer. Un oeuf sur le plat, quelques tranches de bacon, deux saucisses et des haricots blancs en sauce tomate accompagnés d'épaisses tranches de pain grillé : le Gate Grill Cafe, au cœur de Londres, sert l'incontournable repas pour seulement six livres (sept euros), avec en bonus une forte odeur de friture qui vous suit pour le reste de la journée.

Mais l'assiette, prisée des touristes comme des Britanniques, a vu son prix de production s'envoler dans un pays où l'inflation dépasse les 11%.

Inflation et grippe aviaire ont fait flamber les prix

Ces dernières semaines, les œufs sont devenus hors de prix, conséquence d'une épidémie locale de grippe aviaire qui s'est ajoutée aux difficultés des éleveurs déjà touchés par la hausse des prix du blé et de l'énergie depuis la guerre en Ukraine.

Certains supermarchés comme Lidl ou Asda anticipent une pénurie en rationnant les achats à deux boîtes par client. La chaîne de pubs JD Wetherspoon a modifié son menu, remplaçant par endroits les œufs par des galettes de pommes de terre.

La boîte de 360 œufs coûte 68 livres contre 20 il y a trois mois.

La capitale britannique regorge de petites enseignes comme celle de M. Kirik servant à toute heure des "English breakfasts", omelettes et sandwiches au bacon. Surnommés "greasy spoons" (cuillères graisseuses), ces cafés à la clientèle très masculine sont particulièrement appréciés des ouvriers qui viennent s'y rassasier à petit prix.

La ministre de l'Environnement et de l'Alimentation Therese Coffey a tenté de minimiser la pénurie, soulignant jeudi qu'il y avait encore "14 millions de poules pondeuses disponibles" dans le pays.

Mais l'offre chute depuis le début du mois et le confinement en intérieur des volailles britanniques. Alors que Noël approche, un tiers des producteurs ont déjà diminué leur production selon des associations du secteur.

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