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Belgique

Attentats du 22 mars : la Flandre met quarante assistants de justice à disposition des victimes, à l'approche du procès

Attentats du 22 mars :  la Flandre met quarante assistants de justice à disposition des victimes, à l'approche du procès
22 mars 2022 à 10:582 min
Par Belga
Le gouvernement flamand a décidé de mettre en place une équipe de quarante assistants de justice pour soutenir les victimes des attentats du 22 mars 2016 avant et pendant le procès d'assises qui débutera dans le courant de l'année. La ministre en charge de la Justice en Communauté flamande, Zuhal Demir (N-VA), l'a annoncé mardi, à l'occasion du sixième anniversaire des attentats à l'aéroport de Zaventem et dans la station de métro Maelbeek.

"Le procès sera sans aucun doute une période très difficile pour les plus de 1.300 victimes. À l'occasion du sixième anniversaire des attentats, nous voulons les rassurer en leur disant qu'ils ne sont pas seuls", a commenté mardi la ministre Demir.

Les maisons de justice flamandes ont jusqu'à présent offert une assistance à 686 victimes, mais il est difficile de dire combien de victimes seront effectivement présentes au procès et le suivront activement. Afin d'offrir un soutien à chaque victime qui vient témoigner ou assister au procès, 40 assistants de justice seront mis à disposition, pour assister les victimes à tour de rôle. "Ce n'est pas un luxe superflu quand on sait que ce procès va durer environ neuf mois", estime Mme Demir.

La Flandre s'associe aux Communautés française et germanophone. L'idée est qu'ils offrent un soutien proportionnellement similaire aux victimes et aux parents survivants des attentats.

Selon Zuhal Demir, les services flamands d'accueil des victimes se sont bien préparés ces derniers mois. Des expériences ont été échangées à Paris et à Barcelone, où de grands procès d'actes terroristes ont déjà eu lieu. Afin de garantir le soutien des victimes, le corps des assistants de justice de la Communauté flamande est étoffé de 28 employés temporaires.

L'organisation du procès lui-même est entre les mains des services de la Justice fédérale, mais la Flandre espère pouvoir peser sur divers éléments afin de faire la différence pour les victimes. "Par exemple, nous devons nous assurer que les victimes des différents pays puissent suivre le procès. (...) Dans les procès pour terrorisme français et espagnol, les victimes du monde entier ont pu suivre les audiences via Internet. C'est une formule dont il est fait usage. Nous devrions pouvoir le faire dans notre pays également. Et si cela nécessite un travail législatif, alors j'appelle mes collègues fédéraux à faire le nécessaire pour que cela puisse se faire", a encore dit Mme Demir.

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