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Attaque chimique présumée en Syrie: va-t-on vers des représailles?

Dans le cas de l'attaque de ce weekend, les premiers témoignages évoquent des odeurs et des symptômes liés au chlore.
09 avr. 2018 à 09:46 - mise à jour 09 avr. 2018 à 09:46Temps de lecture2 min
Par RTBF

Y aura-t-il des représailles à un nouvel usage d'armes chimiques en Syrie? Dans la nuit de dimanche à lundi, plusieurs missiles ont frappé une base de l'armée syrienne dans la région de Homs.

La provenance de ces tirs est encore floue, les Etats-Unis nient en être à l'origine. Mais cela pourrait bien être une réaction aux images parvenues de Syrie ce week-end : on y voit des civils qui suffoquent, intoxiqués. Cette attaque a été condamnée par les Etats-Unis et par la France. 

Il est actuellement trop tôt pour faire des analyses et avoir la confirmation qu'il s'agissait bien d'une attaque à l'arme chimique. Les images qui nous arrivent proviennent d'activistes, d'opposants à Bachar el-Assad, dans la Ghouta orientale. Mais à deux reprises, en 2013 et en 2016, les images envoyées qui dénonçaient l'usage d'armes chimiques en Syrie s'étaient révélées fiables.

Il n'y a que le régime et la Russie qui disposent de moyens aériens

Dans le cas de l'attaque de ce week-end, les premiers témoignages évoquent des odeurs et des symptômes liés au chlore. Ces détails seront importants à établir pour déterminer qui commis l'attaque. "Selon les témoignages, l'attaque aurait été envoyée depuis les airs par une bombe baril, raconte le journaliste Nicolas Hénin. Il n'y a que le régime et la Russie qui disposent de moyens aériens. Ensuite, il y a une question sur l'arme utilisée. Les témoignages semblaient orientés sur le chlore qui est en quelque sorte une arme chimique du pauvre. Il est à la portée de n'importe qui et plusieurs groupes armées, y compris des groupes rebelles ou djihadistes, ont utilisé du chlore dans le passé en Syrie".

Si le chlore est à la portée de tous, un largage aérien est à la portée de la Syrie ou de la Russie. Et ce sont les forces de Bachar el-Assad soutenues par la Russie qui pilonnent la Ghouta orientale pour venir à bout de la rébellion. Les précédentes attaques à l'arme chimique en Syrie avaient suscité l'émoi et de nombreuses réactions politiques, mais la "ligne rouge" pourrait néanmoins, à nouveau, avoir été franchie. Le conseil de sécurité de l'ONU devrait se réunir d'urgence ce lundi après-midi pour évoquer une réaction à cette attaque. 

De son côté, le président américain Donald Trump a promis lundi de prendre une décision dans les "24/48 heures".

Sujet de notre JT 13h de ce lundi 09 avril:

Bombardement en Syrie

JT 13h

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