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"Assez de bla-bla" : les jeunes dans les rues de Glasgow ce midi pour le climat

"Assez de bla-bla" : les jeunes dans les rues de Glasgow ce midi pour le climat
05 nov. 2021 à 11:014 min
Par Lavinia Rotili sur base de l'AFP et d'un sujet d'Alice Debatis

Accusant les grands de ce monde de lancer des promesses creuses, les jeunes vont descendre dans la rue ce midi à Glasgow pour pousser les gouvernements à agir, à la fin de la première semaine de la conférence climat COP26. Les organisateurs attendent jusqu’à 100 mille personnes. A l’intérieur du centre de conférence, vendredi sera aussi la journée de la jeunesse.

Agir plus vite et plus fort

"Jusqu’ici, nous avons entendu beaucoup de paroles de la part des dirigeants du monde […] Des manifestations comme celle-là mettent la pression sur les gens au pouvoir, et nous savons que ce mouvement doit grossir pour obtenir les changements dont nous avons besoin pour assurer la sécurité des générations présentes et futures", a commenté la militante ougandaise Vanessa Nakate.

Inspirés par la jeune Suédoise Greta Thunberg, des millions de jeunes sont descendus dans la rue à travers le monde depuis 2019 pour réclamer à leurs dirigeants d’agir plus vite et plus fort contre le réchauffement de la planète.


►►► A lire aussi : COP26 : quel point de départ pour les négociations climatiques (qui s’annoncent difficiles) ?


Interrompues par la pandémie de Covid-19, ces manifestations hebdomadaires du vendredi reprennent depuis quelques semaines, avec toujours à leur tête leur égérie Greta Thunberg dont les formules chocs se retrouvent sur les banderoles.

 

Ridha Ben Hmouda

Une manifestation "contre le bla-bla" des dirigeants

Ce vendredi, emmenés par la Suédoise, des jeunes des quatre coins du monde vont descendre dans la rue afin de demander des actions concrètes et dénoncer les promesses creuses des dirigeants. La manifestation durera pendant une bonne partie de l’après-midi, avant de se terminer sur la place Saint George à Glasgow, où plusieurs personnalités actives dans la lutte contre le réchauffement climatique vont prendre la parole.

Parmi les jeunes, certains ont accepté de nous parler et témoigner de leurs motivations. Anita, 24 ans, est venue du Kenya : "Je suis très émue de voir tous ces activistes venant de différents pays, ensemble, pour demander que l’on fasse de la crise climatique un enjeu social. Nous avons eu ces discussions et il y a eu des manifestations au niveau national, mais de voir tous ces gens ici, cela m’émeut".

Pour Jope, 24 ans et originaire des Pays-Bas, "il est vital de montrer que nous ne pouvons accepter les mensonges que nous racontent les politiciens et il est temps qu’ils commencent à écouter les gens. Et ici, il y a tant de gens, c’est incroyable."

Cette dénonciation des paroles creuses des dirigeants est assez commune parmi les jeunes activistes pour le climat.

Du business as usual et du bla bla

"Ce n’est plus une conférence climat. C’est un festival de greenwashing des pays riches. Une célébration de deux semaines du business as usual et du bla bla", avait encore dénoncé Greta Thunberg jeudi sur Twitter, à la veille de la manifestation.


►►► A lire aussi : COP26 : les objectifs climatiques de l’Union européenne, un écheveau ambitieux à 27 États


 

Pour Jope, 24 ans et originaire des Pays-Bas, "il est vital de montrer que nous ne pouvons accepter les mensonges que nous racontent les politiciens et il est temps qu’ils commencent à écouter les gens. Et ici, il y a tant de gens, c’est incroyable."

Cette dénonciation des paroles creuses des dirigeants est assez commune parmi les jeunes activistes pour le climat.

Du business as usual et du bla bla

"Ce n’est plus une conférence climat. C’est un festival de greenwashing des pays riches. Une célébration de deux semaines du business as usual et du bla bla", avait encore dénoncé Greta Thunberg jeudi sur Twitter, à la veille de la manifestation.


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Lundi, lors du sommet qui a ouvert cette COP considérée comme cruciale pour l’avenir de l’humanité, la jeune Kenyanne Elizabeth Wathuti demandait aux dirigeants d'"ouvrir leurs cœurs pour les peuples en première ligne de la crise climatique" et de prendre leurs "responsabilités".

"Jusqu’ici ils ne l’ont pas fait, mais les milliers de voix dans les rues ce week-end feront en sorte qu’ils écoutent", a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Un manifeste de la jeunesse

En octobre, le ministre de l’Environnement italien Roberto Cingolani et le président de la COP26 Alok Sharma avaient promis de transmettre à Glasgow le manifeste adopté par 400 jeunes du monde entier réunis à Milan sous l’égide de l’ONU : une cinquantaine de pages de propositions en matière de transition énergétique, de financements ou de participation citoyenne.

Après les jeunes vendredi, une coalition plus large d’organisations appelle à manifester samedi lors d’événements simultanés partout dans le monde.


►►► A lire aussi : COP26 et ces jeunes qui se mobilisent pour le climat : "Un enjeu beaucoup plus fondamental que mai 1968"


"Depuis dix ans, les tempêtes dans le Pacifique sont plus violentes, les sécheresses sont plus longues et les inondations plus fortes. Les pêcheurs ne peuvent plus nourrir leur famille. C’est pour ça que je marche", a souligné dans un communiqué Brianna Fruean, venue des Samoa avec les Pacific Climate Warriors. "Nous refusons d’être seulement des victimes de cette crise. Nous ne nous noyons pas, nous nous battons, et samedi, le monde nous entendra."

Ridha Ben Hmouda

COP26 : marche des solidarités (JT 05/11/2021)

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