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Arrêts de travail dans les maisons de repos du groupe Orpéa

Arrêts de travail dans les maisons de repos du groupe Orpéa
04 mars 2015 à 14:501 min
Par Hélène Maquet

En blouses et pantalons blancs, une petite vingtaine d'infirmiers et d'aides soignantes se serre sur le pas de la porte des "Jardins de Provence", une résidence du groupe Orpéa située à Anderlecht. Tous écoutent écoutent attentivement la permanente syndicale, venue expliquer que la réunion d'hier à échoué. La direction refuse les revendications portées par le front commun syndical. "Il s'agissait de demander des chèques-repas, explique la syndicaliste, Nathalie Snakkers, une assurance-groupe et des primes de rappel. Les travailleurs voulaient un jour de congé supplémentaire par 5 ans d'ancienneté, et la possibilité de pouvoir prendre 21 jours de congé d'affilée". Et ce n'est qu'une partie des revendications... De son côté, la direction considère qu'il s'agit là d'avantages extra-légaux auxquels elle n'est pas tenue de répondre. D'après le porte-parole d'Orpéa, accorder ces avantages mettrait en péril les finances de l'entreprise.

"Parfois on n'a pas assez de langes"

Mais devant la porte de cette maison de repos d'Anderlecht, dans les conversations, il n'y a pas que les revendications syndicales. Il y a aussi le quotidien... Les aides-soignantes témoignent : "Parfois on n'a pas assez de langes, donc on doit se débrouiller. On n'a pas de gants. On n'a pas d'alèses, donc on doit changer les draps de lit tous les jours". "Parfois, on se retrouve à 3 ou 4 pour effectuer la charge de travail de 9 personnes. On le fait ! (La direction) croit que c'est normal. Mais nous on le fait parce qu'on aime ce qu'on fait. On aime les résidents, on se met à leur place". La direction ne nie pas qu'il puisse y avoir des manquements ponctuels, mais réfute tout problème structurel.

Hélène Maquet

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