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ArcelorMittal: les syndicats ont présenté leur alternative à la fermeture des hauts fourneaux

Pour les syndicats, un avenir est possible, à condition de sortir du groupe Mittal.
25 juin 2012 à 10:381 min
Par Caroline Adam

Le point de départ du raisonnement syndical, c'est de ne pas se demander si la relance des hauts fourneaux est possible. Mais, puisqu'elle est nécessaire, de voir comment y parvenir.

Il faudrait une grosse centaine de millions, dans l'immédiat, pour redémarrer une société de gestion. Plus quelques investissements pour une centrale d'énergie. Mais évidemment, il faut auparavant régler la question de la propriété des outils. De tous les outils, du chaud et du froid, de l'aciérie aux laminoirs.

Et là, il faut convaincre le groupe ArcelorMittal de se désengager, de vendre, ou de donner les usines. Ce n'est pas totalement irréaliste. Après tout, lorsque la Société Générale a quitté la Fabrique Nationale, elle l'a cédée pour un franc symbolique.

D'où un appel au gouvernement wallon pour qu'il négocie au plus haut niveau. Pour persuader le groupe ArcelorMittal qu'il a sous-estimé le coût social et surtout environnemental d'une fermeture. Par exemple, les dépenses d'assainissement des sites n'ont pas été correctement évaluées par l'état major londonien d'ArcelorMittal.

Et une stratégie de dénigrement se prépare si le groupe ne veut rien entendre. Des actions, des révélations sont annoncées pour égratigner l'image de marque d'ArcelorMittal auprès des banquiers et des investisseurs.

Le point faible de la multinationale, c'est son endettement. La stratégie ouvrière passe par le harcèlement boursier.

 

M. Gretry

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