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Arcelor: le gouvernement wallon cherchera une solution de reprise

Jean-Claude Marcourt tiendra une conférence de presse à 14h00 à Bruxelles.
24 janv. 2013 à 12:03 - mise à jour 24 janv. 2013 à 14:472 min
Par OPPENS Xavier Van

"C'est un jour noir pour l'économie belge", a déclaré le ministre wallon de l’Économie Jean-Claude Marcourt, alors qu'ArcelorMittal vient d'annoncer son intention de fermer 7 lignes à froid sur les 12 que compte le bassin sidérurgique liégeois, mettant en péril quelque 1.300 emplois. "Nous sommes confrontés à une véritable trahison de la part d'un groupe qui se dit responsable mais qui traite ses travailleurs et les gouvernements comme une quantité négligeable".

Dans une communication officielle du gouvernement wallon, le gouvernement a décidé "de s'engager dans la recherche de toute solution permettant une reprise totale ou partielle des activités par un autre opérateur industriel, avec, le cas échéant, l'appui et l'engagement de la Wallonie". "Nous pensons que ces produits ont de l'avenir", a précisé le ministre. Le gouvernement précise attendre des résultats endéans les deux mois.

Les ministres ont également décidé de geler tout dossier concernant le géant de l'acier en Wallonie, et réclameront que ArcelorMittal s’acquitte de sa "dette sociale et environnementale".

Premier écueil sur cette route : la volonté de Mittal lui-même qui, jusqu'ici, s'est opposé à la vente de l'outil. Mais cette position a peut-être changé. C'est en tout cas là-dessus que compte le gouvernement. Ce dernier constate que, depuis les déclarations du patron indien, la donne a changé : le groupe qu'il pilote n'est plus en aussi bonne santé ; les agences de notation ont dégradé sa note et son accès aux marchés financiers.

Les liquidités qu'il pourrait retrouver à Liège pourraient donc être bienvenues. C'est, à ce qu'il semble, le maître atout du gouvernement wallon, qui n'espère assurément plus maintenir une sidérurgie intégrée à Liège mais compte au moins préserver une phase à froid toujours viable et rentable.

"Le manque de compétitivité des outils n'est pas le fruit du hasard, ni celui de la crise", a affirmé Jean-Claude Marcourt. "Il est le résultat d'une stratégie mise en place depuis des années, dont l'étape ultime est la fin de la sidérurgie liégeoise", a ajouté le ministre qui va prendre contact avec le ministre français Arnaud Montebourg. "Ensemble, nous allons voir comment organiser une riposte européenne."

La direction que le gouvernement wallon serait en train de prendre apaiserait sans doute la colère des syndicats qui lui reprochent, disent-ils, son inertie dans ce dossier. Le gouvernement, qui a reçu les représentants de la direction d'ArcelorMittal ce jeudi, prépare une rencontre avec les syndicats. Rudy Demotte (PS) a par ailleurs relayé le soutien exprimé par son homologue flamand, Kris Peeters (CD&V): il "est prêt a s'investir à nos côtés", a déclaré sur son compte Twitter le ministre-président wallon.

Enfin, une réunion avec le gouvernement fédéral aura lieu ce vendredi.

RTBF, avec Carl Defoy

Le ministre Marcourt rencontre la direction d'Arcelor Mittal

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