Arabie Saoudite: un écrivain en prison pour avoir comparé l'Islam au nazisme

Arabie Saoudite: un écrivain en prison pour avoir comparé l'Islam au nazisme

© Tous droits réservés

02 janv. 2013 à 10:55 - mise à jour 03 janv. 2013 à 17:04Temps de lecture1 min
Par Belga News

"Nous espérons, réclamons et nous attendons à une décision rapide pour corriger cette grave erreur commise" à l'égard de Turki Al-Hamad, affirme le texte de la pétition mise en ligne, qui appelle à "la libération immédiate et inconditionnelle" de l'écrivain.

Parmi les signataires figurent Manal Al-Charif et Najla Hariri, deux activistes ayant défié l'interdiction de conduire pour les femmes dans le royaume, ainsi que l'éditorialiste Ahmad Adnan.

La pétition réclame que "des excuses publiques" soient adressées à Hamad pour son arrestation.

"Nouveau nazisme"

L'écrivain et éditorialiste de renom avait été arrêté le 24 décembre sur ordre du ministre de l'Intérieur, le prince Mohammed ben Nayef ben Abdel Aziz, qui a été alerté par des responsables d'une association religieuse, selon ses proches.

Turki Al-Hamad s'en était notamment pris sur Twitter à ceux qui donnent selon lui, une lecture extrémiste du "message d'amour" du prophète Mahomet.

Cet écrivain connu pour son franc-parler s'est également élevé contre un "nouveau nazisme qui se profile dans le monde arabe et qui est l'islamisme extrême".

Ces tweets et d'autres ont provoqué une polémique sur les réseaux sociaux entre ceux qui défendaient l'écrivain et d'autres qui dénonçaient ses propos, dans un royaume ultra-conservateur.

Un autre Saoudien, Raef Badaoui, co-fondateur du "réseau libéral" appelant à lutter contre l'emprise des religieux sur la vie publique, avait été arrêté en juin et est poursuivi pour apostasie.

Amnesty International avait appelé à sa libération.

Un journaliste et blogueur saoudien, Hamza Kashgari, avait été livré en février par la Malaisie au royaume pour y être jugé pour blasphème à la suite de commentaires sur Twitter jugés insultants à l'égard du prophète Mahomet.

Les commentaires de Kashgari avaient provoqué des appels en faveur de son exécution, malgré son repentir.

La charia, la loi islamique, strictement appliquée en Arabie saoudite, prévoit la peine de mort pour apostasie, mais les accusés peuvent en général faire repentance et échapper à la décapitation.

Belga

Inscrivez-vous aux newsletters de la RTBF

Info, sport, émissions, cinéma...Découvrez l'offre complète des newsletters de nos thématiques et restez informés de nos contenus

Sur le même sujet

Arabie Saoudite : première campagne contre la violence faite aux femmes

Monde

Skype et WhatsApp menacés de bloquage en Arabie saoudite

Articles recommandés pour vous