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Après Saint-Gilles, Patatak, seule friterie labellisée GoodFood et durable, débarque à la Bourse

Patatak et ses frites artisanales arrivent bientôt rue de la Bourse.
23 juin 2020 à 12:502 min
Par K. F.

Après le grand et le petit paquet de frites, il y aura prochainement le grand Patatak et le petit Patatak. La désormais célèbre friterie artisanale du Parvis de Saint-Gilles débarque à deux pas de la Grand’Place. Adrien Dewez, le patron, prépare l’ouverture au 34 de la rue de la Bourse.

Le principe qui a fait le succès du Patatak du parvis reste le même : des produits locaux et/ou bios avec des pommes de terre et des patates douces épluchées et coupées sur place, des sauces maison… C’est ce qui a, entre autres, permis à l’enseigne de recevoir le label GoodFood de la Région bruxelloise qui récompense les établissements durables et respectueux de l’environnement. Patatak est la première friterie à obtenir cette distinction.

Un pari risqué mais gagnant

Le "bien mangé", même quand il s’agit de frites, ça marche. "Ouvrir un établissement qui propose ce type de produits était un pari risqué mais gagnant", analyse Adrien Dewez qui a ouvert Patatak fin 2018. "J’ai toujours été convaincu qu’il y avait une place pour des produits frais à des prix accessibles." La frite est un emblème belge et les fritkots, certains avec une renommée internationale, se comptent par dizaines. Encore faut-il y proposer des produits de qualité.

Patatak va donc ouvrir un deuxième point de vente à la Bourse, à l’emplacement d’une ancienne boutique de souvenirs, "entre le 15 juillet et le 1er septembre". "Le bail a été signé fin 2019. Les travaux auraient dû débuter pendant le confinement." Puis est arrivée la crise sanitaire et le report en juin de l’enquête publique pour l’obtention du permis. Cela a retardé les plans de Patatak, pas le projet. "A l’inverse de Saint-Gilles, où l’on peut manger sur place, l’établissement de la Bourse se concentrera sur du take-away. L’espace est plus petit, l’offre sera réduite. Mais le concept reste le même : des produits locaux et artisanaux."

Il y a de la place pour tout le monde

Avant d’atterrir à la Bourse, Adrien Dewez a analysé plusieurs possibilités en région bruxelloise. "C’est difficile de trouver une surface commerciale de nos jours. Mais ici, il y avait une réelle opportunité."

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Le gérant le sait : la concurrence sera rude, surtout après la crise sanitaire du coronavirus, dans ce quartier central de la capitale où les touristes vont revenir d’ici quelques semaines, au terme du déconfinement. Les enseignes qui figurent sur les brochures sont connues : "Fritland", "Manneken Frites", "Tabora", "Papy"… Sans oublier, du côté de Sainte-Catherine, le très chic "Frites Atelier" et le dernier venu "Chouke". On s’y presse pour y déguster un bon cornet, quitte à effectuer une très longue file.

"Il y a de la place pour tout le monde", estime Adrien Dewez. "Une offre plus large va aussi attirer de plus en plus de gens". Son souhait avec sa future surface : augmenter les volumes de vente afin de contourner les gros producteurs et se fournir exclusivement avec des produits locaux. "Le tout bio est compliqué. Mais nous avançons pas à pas."

Patatak en sera bientôt à deux implantations. Une troisième ? "Rien n’est prévu, il n’y a aucun plan." L’appétit ne vient-il pas en mangeant ?

La culture du fritkot inscrite au patrimoine immatériel

JT 19h30

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