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Après le départ de Renaud Witmeur, ce mercredi, qui est Grégory Demal, le nouveau pilote de Nethys ?

Dès ce 1er septembre, il remplace Renaud Witmeur. A quoi faut-il s’attendre ?

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C’est un quadragénaire particulièrement discret. Militant socialiste montois, il a par le passé tenté sans succès de devenir sénateur. C’est plutôt un gestionnaire, décrit comme sérieux et compétent. Pour ceux qui l’ont fréquenté, comme conseiller fiscal de groupes internationaux, ou dans ses fonctions au sein de l’autorité des marchés financiers, "c’est un homme de chiffres, un monsieur je-sais-tout" pour les uns, pour les autres "une grosse tête qui n’a pas la grosse tête".

Mais plus que son profil, l’arrivée de Grégory Demal ce premier septembre comme directeur général de Nethys pose la question de savoir ce qu’il vient y faire. Son ordre de mission n’est pas encore très clairement défini. La maison mère, l’intercommunale Enodia, tarde à élaborer une stratégie. La vente du câblo-opérateur Voo, qui doit encore être approuvée au niveau européen, devrait rapporter une coquette somme. Mais les libéraux et les socialistes, les deux partis à la manœuvre, ne parviennent pas à s’entendre sur la part à redistribuer en dividendes aux communes actionnaires, et la part à conserver pour soutenir le développement économique de la région liégeoise.

A vrai dire, le véritable enjeu des prochains mois, c’est peut-être du côté d’une autre filiale qu’il faut le chercher, du côté d’Elicio la spécialiste des éoliennes, notamment en mer du nord. Elle vaut un demi-milliard. Une cession pourrait rapporter gros. La société régionale d’investissement a naguère remis une offre, avec des partenaires privés, elle pourrait revenir à la charge. Or, de précédentes opérations, comme la liquidation brutale de l’assureur Intégrale, où Nethys a perdu un paquet de millions, laissent craindre une sorte de dépeçage. Au nouveau pilote de l’éviter.

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