Application des peines: pas de décision dans l'urgence, plaident les avocats

Application des peines: plaidoyer des avocats pour une évaluation sereine

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05 sept. 2012 à 16:36 - mise à jour 05 sept. 2012 à 16:36Temps de lecture1 min
Par Belga News

L'OBFG rappelle, dans un communiqué, que la loi du 17 mai 2006 instituant les TAP n'est entrée en vigueur qu'en 2007. Aucune évaluation n'a à ce jour été menée à terme.

Néanmoins, l'Ordre constate que "les libérations conditionnelles sont de moins en moins nombreuses et que de différentes études criminologiques relèvent pourtant que les condamnés libérés conditionnellement présentent un nombre de réinsertions réussies notablement plus élevé que les condamnés qui vont à fond de peine".

Une des raisons avancées dans le communiqué met en avant le fait que les libérés conditionnellement bénéficient d'un suivi pendant leur libération conditionnelle. Ce qui n'est pas le cas des détenus qui ont purgé la totalité de leur peine et qui passent, du jour au lendemain, "de la prison à la liberté totale sans assistance".

L'OBFG réitère sa confiance aux magistrats qui siègent dans les tribunaux de l'application des peines et demande au gouvernement de faire procéder à une évaluation scientifique des cinq premières années de fonctionnement des tribunaux d'application des peines. "Il décidera ensuite s'il faut ou non modifier la loi", poursuit et conclut l'Ordre.

Belga

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