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Monde Asie

Appel à la grève silencieuse en Birmanie, un an après le coup d'État

01 févr. 2022 à 05:52Temps de lecture1 min
Par Belga

Pour marquer le premier anniversaire du coup d'Etat qui a plongé la Birmanie dans la violence, les opposants à la junte ont appelé à des grèves silencieuses mardi, l'ONU et Washington accentuant la pression sur les généraux.

A l'aube, des villageois de la région de Sagaing, dans le centre du pays, sont descendus dans les rues et se sont immobilisés le poing levé, d'après des images diffusées sur les réseaux sociaux. D'autres se sont assis, faisant le salut à trois doigts en signe de résistance. 

A Rangoun, des étudiants ont déployé des banderoles contre la dictature, tandis que des manifestants ont déversé de la peinture rouge sang.

D'autres actions de plus grande ampleur sont attendues dans les prochaines heures et de nombreux appels à fermer les commerces sont relayés sur internet. 

Depuis le coup d'État du 1er février 2021 contre Aung San Suu Kyi, plusieurs grèves silencieuses ont été menées, dont une en décembre qui avaient vidé les rues du pays.

La junte parle de "haute trahison"

Ulcérée, la junte a averti que de telles actions pourraient désormais être qualifiées de haute trahison, un crime passible de la peine de mort. Elle a aussi menacé de saisir les commerces qui resteraient fermés, ses partisans encourageant la population à la délation.

Mardi, dans le journal d'Etat, Global New Light of Myanmar, le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a de nouveau promis d'organiser des élections "libres et équitables" d'ici l'été 2023, répétant que l'armée avait été contrainte de prendre le pouvoir à la suite de fraudes lors des élections de 2020 remportées massivement par le parti d'Aung San Suu Kyi.

Depuis son passage en froce, plus de 1.500 civils ont été tués et près de 9.000 sont détenus dans les geôles du régime, d'après un observatoire local qui dénonce des cas de viols, de torture et d'exécutions extrajudiciaires.

Face à cette spirale de violence, la communauté internationale a accru lundi la pression sur les généraux.

L'ONU a fait savoir qu'elle enquête sur des crimes contre l'humanité.  

Les Etats-Unis ont de leur côté imposé, en coordination avec le Royaume-Uni et le Canada, de nouvelles sanctions financières.

 

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